Le fisc pourrait demander 1,7 milliard d'euros à Google

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LE FISC POURRAIT DEMANDER 1,7 MILLIARD D'EUROS À GOOGLE
LE FISC POURRAIT DEMANDER 1,7 MILLIARD D'EUROS À GOOGLE

PARIS (Reuters) - L'administration fiscale française s'apprête à demander plus de 1,7 milliard d'euros à Google, selon le Canard enchaîné à paraître mercredi, et non un milliard comme l'avait auparavant écrit l'hebdomadaire satirique.

"Le chiffre d'un milliard avancé la semaine dernière ne prenait pas en compte les pénalités de retard et les amendes que la direction générale des impôts veut infliger en prime à Google", écrit-il.

La Direction générale des finances publiques avait dit la semaine dernière à Reuters qu'elle ne parlait pas des affaires en cours et elle avait rappelé le principe du secret fiscal.

Google avait quant à lui déclaré ne pas avoir reçu de notification de redressement fiscal.

"Google n'a pas reçu de notification de redressement fiscal de la part de l'administration fiscale française", a répété mardi soir un porte-parole de l'entreprise.

"Nous continuerons à coopérer avec les autorités françaises, comme nous l'avons fait jusqu'à présent. Google se conforme aux législations fiscales de tous les pays dans lesquels l'entreprise opère, et avec les règles européennes", a-t-il ajouté.

Selon un arrêt obtenu par Reuters, le fisc soupçonne le groupe américain d'avoir mis en place un montage assez classique des grandes sociétés étrangères consistant à déclarer en Irlande les profits tirés des activités commerciales réalisées en France, ce qui lui permet de bénéficier de la fiscalité très favorable en vigueur à Dublin.

"Si l'organisation de Google est effectivement d'être basée en Irlande, il ne s'agit pas d'une boîte aux lettres. C'est le siège européen qui est basé à Dublin pour nos activités commerciales", a souligné mardi la directrice des relations institutionnelles de Google France, Alexandra Laferrière, à l'occasion d'un colloque organisé par NPA Conseil.

Plus de 2.000 personnes travaillent au sein de cette entité, a-t-elle ajouté, en soulignant par ailleurs que le spécialiste de la recherche sur internet avait investi "massivement" en France.

Google a notamment établi un institut culturel dans la capitale française ou encore mis en place un programme de soutien à destination des petites et moyennes entreprises, a-t-elle expliqué en soulignant que le groupe avait réalisé pour 150 millions d'euros dans l'Hexagone.

Jean-Baptiste Vey et Gwénaëlle Barzic, édité par Yves Clarisse

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  • M4847970 le mardi 6 nov 2012 à 20:18

    C'est normal. Commissions non taxées reçues pour les achats faits en France détournées via Luxembourg, Pays bas, Irlande puis Ils Caiman et au détriment des publicistes traditionnels qui paient leurs impôts en France. Ces commissions doivent être taxées. Reste à savoir commence Google remunere ceux qui veulent être références chez eux, ça va avancer. Bon on pourrait lancer un moteur de recherche puissant en France qui soit sain fiscalement.

  • M2700464 le mardi 6 nov 2012 à 19:57

    Bravo le raisonnement : ils nous mettent une carotte de 1 milliard mais faut pas se plaindre, ils ont investi 150 millions en France.