Le filtre de Klopp

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Le filtre de Klopp
Le filtre de Klopp

Moins d'un an après son arrivée à Liverpool et à l'heure de retrouver Stamford Bridge où il avait posé l'une de ses premières pierres la saison dernière, Jürgen Klopp doit faire face à un chantier défensif d'ampleur pour couvrir une attaque de feu. Entre un mercato incomplet et une qualité alternative.

Cela restera comme sa première grosse déflagration. C'était il y a moins d'un an, à Londres, à Stamford Bridge, et l'histoire s'est terminée sur une moue en forme de révérence sur le visage de José Mourinho. Chelsea avait alors déjà la tête sous l'eau et voyait sa couronne de champion en titre s'effriter après seulement onze matchs de championnat et cinq défaites révélatrices d'un poids perdu en interne par son entraîneur portugais. Jürgen Klopp, lui, n'était là que depuis quelques jours et passait alors un premier examen avec un groupe essoré, au bout d'un cycle de plus de quatre ans avec Brendan Rodgers. L'histoire est maintenant connue : Liverpool a marché sur Chelsea (3-1) grâce notamment à Philippe Coutinho, auteur d'un doublé, avec une prestation collective aboutie comme pour mieux indiquer la porte à Mourinho. Klopp a véritablement lancé son mandat en Angleterre ce jour-là, le 31 octobre 2015. Puis, les mois ont passé et son groupe dégage un sentiment bizarre : quand son Liverpool est bon, il est très bon ; quand il ne peut s'exprimer – contre les équipes ultra-regroupées –, il tombe systématiquement. Cela a été le cas à plusieurs reprises depuis onze mois et les chiffres dessinent un bilan inférieur au ratio points gagnés par match de l'ère Rodgers (1,88 point/match contre 1,55 depuis octobre 2015). Pourquoi ? Car le style de Klopp est excitant par le danger, il est "sauvage", comme aime l'expliquer le technicien allemand. Mais il a aussi ses faiblesses, avec, comme chantier principal, sa défense.

Le culbuto


Et pourtant. Pourtant, avant d'aborder sa première construction estivale à Liverpool, l'entraîneur allemand avait expliqué que "pour construire une équipe, il faut commencer par la défense. Ce n'est pas qu'une question de défenseurs, mais je ne suis jamais content quand je prends un but. Construire de la stabilité par derrière est notre priorité cet été." C'est simple : depuis le début de sa prise de pouvoir, le groupe de Klopp a encaissé au moins un but lors de 26 des 34 matchs de Premier League qu'il a dirigés. Il y a eu notamment une lourde défaite à Watford (0-3), un nul désastreux sur le plan défensif à domicile contre Arsenal (3-3), cette victoire paradoxale à Norwich (5-4), mais aussi ce match contre Dortmund (4-3) en Ligue Europa. Si Liverpool a chuté en…


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