Le fils de Hollande au secours des Daiichi

le , mis à jour à 08:55
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Le fils de Hollande au secours des Daiichi
Le fils de Hollande au secours des Daiichi

À 14 h 30, juste avant la parution très attendue des chiffres du chômage (lire ci-dessous), les visiteurs médicaux du groupe pharmaceutique japonais Daiichi-Sankyo sortiront les banderoles. Au bout de leurs bras, écrit en français et en japonais, les mots : « Trahison », « Licencier, c'est leur métier ».

 

C'est la manifestation de la dernière chance pour 284 salariés menacés de licenciement qui marcheront, à l'appel de leurs syndicats (CGT, CFE-CGC, Unsa, Usapie), dans le quartier des ministères (Paris VIIe). Avec, à leurs côtés, un certain Thomas Hollande, l'un des deux avocats chargés d'assurer leur défense dans le bras de fer qui les oppose depuis des mois à la direction.

 

C'est une quasi-fermeture

 

Le plan social, actuellement en discussion, scelle la quasi-fermeture de leur entreprise : la totalité des visiteurs médicaux du laboratoire nippon — soit 284 personnes —, sur un effectif total de 303 salariés seront sur le carreau le 29 décembre. « A ce stade, les propositions de la direction sont très insuffisantes », nous déclare Thomas Hollande. Ni indemnités de départ supplémentaires par rapport au minimum légal, ni mesures de préretraite et un plan d'accompagnement réduit à douze mois.

« Peu importe qu'il soit le fils du président de la République ! Thomas nous donne la pêche et est d'excellent conseil. Il a déjà gagné une belle bataille pour les 600 visiteurs médicaux de Servier, et décroché de très bonnes mesures de départ », se rassure Irène Tessier, 53 ans, attablée autour d'un café avec trois de ses collègues montées à Paris pour le jour J.

 

« On va toutes se retrouver à Pôle emploi en janvier. On est grillées, la plupart d'entre nous ont entre 45 et 55 ans », poursuit-elle très en colère. « Ils nous ont trahies. On voulait sauver des emplois, 90 au moins, avec un scénario alternatif validé par un gros cabinet d'experts-comptables. Mais la direction n'a ...

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  • ppsoft il y a 2 semaines

    "Le fils de Hollande au secours des Daiichi"... D'une, il s'appelle Thomas Hollande. De deux, on n'en parlerait même pas s'il n'était justement pas le "fils de". Bref... quand les journaleux s'adonnent au registre presse people, débanalisant au passage la pratique du népotisme. Voilà bien l'expression d'une France engluée dans ses anciennes traditions monarchiques.

  • 300CH il y a 2 semaines

    Chacun à un Rôle à jouer dans cette famille, la en l’occurrence les 2 font la paire, l'un promet de garder les emplois (Hayange et autres), et l'autre junior promet de bien les accompagnés à pôles emplois

  • frk987 il y a 2 semaines

    C'est une profession qui n'existe plus, tout simplement.

  • M3039634 il y a 2 semaines

    Le modèle social français dans toute sa splendeur : Ce n'est pas le salarié qui dépend de l'Entreprise, mais l'inverse !Pourquoi ne pas proposer à tous ces salariés des emplois de Fonctionnaires, dont les avantages sont définitivement acquis jusqu'à la retraite, et au delà !

  • SuRaCtA il y a 2 semaines

    "Au secours" est la bonne expression en effet...

  • janaliz il y a 2 semaines

    On est sauvé ! La progéniture assure...

  • lorant21 il y a 2 semaines

    On (le ministère, l’opinion publique) ne peut pas en même temps critiquer l'existence des visiteurs médicaux et vouloir garder leur emploi.