Le fichier des passagers aériens permettra-t-il de stopper les terroristes ?

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La plus-value du PNR vaut-elle la peine d'y concéder une partie de nos libertés ?
La plus-value du PNR vaut-elle la peine d'y concéder une partie de nos libertés ?

Le registre européen des données des passagers aériens ou « PNR » (« Passenger Name Record » en anglais), en phase de test dans plusieurs aéroports français, est-il le remède miracle pour repérer les trafiquants de drogue ou d'êtres humains ? Permettra-t-il de déjouer les attentats terroristes ? Car tel est l'objectif de ce fichier, né d'une directive votée en avril 2016 au Parlement européen, qui recense toutes les données liées à l'achat d'un billet d'avion au départ ou à destination de l'Europe : coordonnées complètes du passager, itinéraire emprunté et moyen de paiement utilisé, à l'exclusion de données sensibles ayant trait notamment à l'origine ethnique, à la religion ou à l'état de santé. Ces données sont ensuite transmises par les compagnies aux autorités des différents pays de l'UE par lesquels transitent ces passagers, l'objectif étant à terme pour les États de partager et croiser les informations recueillies.

Proportionné ?

Le PNR est déjà en vigueur dans certains pays, et notamment aux États-Unis qui l'ont mis en place au lendemain des attentats du 11 Septembre. Le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie l'ont aussi rendu obligatoire. Reste que son adoption à l'échelle européenne a suscité de vifs débats entre les partisans du système et les défenseurs des libertés.

Car, comme d'habitude, tout est...

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  • dotcom1 il y a 7 mois

    Difficile de trouver un avion pour aller de Molenbeek au Bataclan.