Le FESF débloque une tranche d'aide à la Grèce

le
0
Le FESF débloque une tranche d'aide à la Grèce
Le FESF débloque une tranche d'aide à la Grèce

BRUXELLES (Reuters) - Les pays de la zone euro ont maintenu la Grèce à flot mercredi en décidant le versement d'une somme de 5,2 milliards d'euros au pays et ce malgré la réticence de certains Etats de procéder à ce paiement après le résultat des élections grecques.

A l'issue d'une conférence téléphonique, le conseil du Fonds européen de stabilité financière (FESF), le fonds d'urgence administré par les 17 pays utilisant l'euro, a précisé dans un communiqué qu'une somme initiale de 4,2 milliards d'euros serait versée jeudi, le milliard restant devant être transféré plus tard "en fonction des besoins de financement de la Grèce".

Le FESF a précisé que le pays n'avait pas besoin de cette somme restante avant juin.

Avant la décision du FESF, les intervenants sur les marchés financiers ont craint un instant que la somme puisse être bloquée en raison de l'opposition exprimée par bon nombre de partis politiques à l'encontre des mesures d'austérité prévues par le plan d'aide international dont bénéficie Athènes.

Si la Grèce n'avait pas obtenu la somme débloquée, elle aurait éprouvé des difficultés à la fois à verser les salaires des fonctionnaires et à honorer le remboursement d'obligations arrivant à maturité le 15 mai, du papier qui n'a pas entièrement échangé contre des nouveaux titres dans le cadre du plan d'échange de dette finalisé le mois dernier.

Les dirigeants européens n'ont pas encore trouvé le bon positionnement face à la situation politique grecque, où, après les élections de dimanche, aucun parti n'est en mesure de former un gouvernement alors que les partis opposés aux mesures d'austérité ont enregistré des gains substantiels.

Alexis Tsipras, chef de file de la Coalition de la gauche radicale Syriza, hostile aux conditions de l'aide internationale à la Grèce, a renoncé mercredi à former un gouvernement.

Evangélos Vénizélos, numéro un du Pasok, le Parti socialiste, devrait être le troisième et dernier dirigeant politique à être invité à former un gouvernement, après les échecs d'Antonis Samaras, le chef de Nouvelle Démocratie (ND, conservateur), et d'Alexis Tsipras.

Si lui aussi jette l'éponge, comme c'est fort probable, la Grèce n'aura d'autre choix que d'organiser de nouvelles législatives, dans trois ou quatre semaines.

La chancelière allemande Angela Merkel souhaite le maintien de la Grèce dans la zone euro mais, dit-elle, Athènes doit pour cela s'en tenir aux accords passés avec la "troïka" et atteindre ses objectifs en termes de réformes.

Jan Strupczewski et Luke Baker, Benoit Van Overstraeten pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant