Le FC Bâle fait de la résistance

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Le FC Bâle fait de la résistance
Le FC Bâle fait de la résistance

Alors que le football suisse peine à exister dans le football de club européen, le FC Bâle fait office d'irréductible résistant depuis une décennie. Avec quelques épopées comme la demi-finale de Ligue Europa 2013.

Il est toujours plus facile de dominer quand on a des moyens supérieurs à la concurrence. En Suisse, c'est donc fort logiquement que le FC Bâle, fort du mécénat de son ancienne présidente Gisela Oeri (2006-2011), puis du soutien de son sponsor principal Novartis, affiche régulièrement un budget entre 40 et 50 millions d'euros. De quoi ringardiser la concurrence et, surtout, au besoin, lui piquer ses meilleurs joueurs selon un schéma similaire à la politique du Bayern Munich en Allemagne. Si on ajoute à cela que le FC Bâle a le plus gros stade du pays (40 000 places pour le Parc Saint-Jacques) et le supporter le plus célèbre avec Roger Federer, difficile de trouver illogique la série en cours de six titres de champion national.

Cette hégémonie nationale est une opportunité que les dirigeants du FC Bâle ont saisi : présent chaque année sur la scène européenne, le club suisse a appris à son rythme, au point d'être devenu ces dernières saisons une équipe qui pèse : deux huitièmes de finale de Ligue des champions en 2012 (Bayern Munich) et 2015 (FC Porto), une demi-finale (2013 contre le futur vainqueur Chelsea) et un quart de finale (2014 contre Valence) en Ligue Europa. Des états de services qui peuvent faire pâlir tous les clubs de Ligue 1 à l'exception du PSG.

Tueur de clubs anglais


Qui dit épopée européenne dit exploits. Et à Bâle, on a une nette préférence pour les victimes anglaises. Sur ses récentes campagnes en Ligue des champions ou Ligue Europa, le club rhénan s'est ainsi offert les scalps de Manchester United (éliminé en phase de groupes de la C1 2012), Chelsea (deux victoires en phase de groupes de la C1 2014), Tottenham (quarts de finale de la Ligue Europa 2013) ou encore Liverpool (éliminé en phase de groupes de la C1 2015). De quoi s'offrir le droit à un joli chambrage contre les Reds l'hiver dernier, avec un dessin d'un blessé aux couleurs liverpuldiennes soutenus par un éclopé aux couleurs de Chelsea et un autre à celles de Tottenham avec la mention " You Will Never Walk Alone ".

Mais les Suisses ne s'en prennent pas qu'aux pensionnaires de Premier League : ces dernières saisons, les Rhénans ont également ajouté à leur tableau de chasse l'AS Roma (victoire en phase de poules de Ligue Europa 2010, succès à l'Olimpico en phase de poules de Ligue des champions 2011), le Sporting Portugal (victoire à domicile 3-0 lors de la Ligue Europa 2013), le Zénith…






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