Le FBI fabrique-t-il des terroristes ?

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Le J. Edgar Hoover Building, quartier général du FBI à Washington. Les ONG de défense des droits de l'homme s'insurgent des méthodes du Bureau pour traquer les terroristes.
Le J. Edgar Hoover Building, quartier général du FBI à Washington. Les ONG de défense des droits de l'homme s'insurgent des méthodes du Bureau pour traquer les terroristes.

Pour lutter contre le terrorisme, tous les moyens sont-ils bons ? La question se pose à toutes les démocraties, et particulièrement aux États-Unis où, pour traquer les apprentis djihadistes sur le sol américain, le FBI dispose d'une armée grandissante d'informateurs infiltrés. Lesquels sont accusés de parfois pousser des personnes influençables à organiser des attentats. Agissant sous couverture et jouissant d'une immunité, un indicateur peut aller jusqu'à désigner une cible ou fournir des armes afin de mieux confondre des suspects. Bref, sous le couvert de la lutte, de "créer le terroriste", selon les organisations de défense des droits de l'homme.

Une situation inévitable, selon Mubin Shaikh, un ex-agent clandestin canadien, auteur de l'ouvrage Undercover Jihadi : "Il faut que [les suspects, NDLR] soient convaincus que vous êtes de leur bord, justifie-t-il. Vous devez jouer le jeu, faire ce qu'ils vous disent. Sinon, toute l'opération est compromise." Selon lui, suggérer fait partie du "jeu". Et de raconter une de ses missions auprès d'un extrémiste présumé : "Je lui ai dit : Il se pourrait que nous organisions en décembre un camp (d'entraînement au djihad). Tu ne voudrais pas venir former quelques gars ? Il m'a parfaitement compris, mais a répondu : Non, mon frère, je suis là pour étudier la religion. Très bien, j'en ai conclu qu'il n'était pas le genre de type qu'on recherchait, il n'a pas mordu à...

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