Le FBI enquête sur le piratage d'AshleyMadison.com

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TORONTO, 20 août (Reuters) - Le FBI a confirmé mercredi qu'il enquêtait sur le piratage du site nord-américain de rencontres extraconjugales AshleyMadison.com dont des données confidentielles ont été divulguées. Le Bureau fédéral d'investigation n'a fourni aucun détail sur les vérifications engagées depuis leur mise en ligne sur le "dark net", réseau accessible seulement depuis des navigateurs spécialement configurés. Les données confidentielles, dont Reuters n'a pas été en mesure de vérifier l'authenticité, contiennent des millions d'adresses électroniques. Un grand nombre d'entre elles renvoient notamment à des responsables de l'administration américaine, des militaires américains, des fonctionnaires britanniques de même qu'à des cadres exécutifs de grandes entreprises d'Amérique du Nord et d'Europe. Les pirates, qui se font appeler The Impact Team, avaient fait fuiter en juillet quelques échantillons de leurs informations volées et menaçaient de diffuser les identités, profils, photos déshabillées, numéros de cartes de crédit et "fantasmes sexuels secrets" de 37 millions d'abonnés si le site Ashley Madison, appartenant à la société canadienne Avid Life Media, n'était pas fermé. "Ces pauvres gens vont devoir faire face à cette situation dans un contexte totalement public. Cela va être absolument dévastateur", avance Michele Weiner Davis, thérapiste du mariage dans le Colorado. Pour Avid Life Media, qui a pour slogan "La vie est courte, tentez l'aventure", ces pirates se sont érigés en "juge moral, juré et bourreau, jugeant approprié d'imposer une notion personnelle de vertu à l'ensemble de la société". L'avocat Raoul Felder, spécialisé dans les affaires de divorce, voit pour sa part dans ce piratage la meilleure chose qui soit arrivée à sa profession depuis le septième Commandement dans la Bible qui proscrit l'adultère. "Je n'avais jamais rien vu de tel auparavant", a-t-il dit. Selon des sources au sein de la police canadienne et des services de renseignement, il semble que les pirates aient agi de l'intérieur même de l'entreprise. (Alastair Sharp et Josephine Mason avec le bureau de Washington; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français)

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