Le FBI diffuse une partie des communications du tueur d'Orlando

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    par Barbara Liston 
    ORLANDO, Floride, 20 juin (Reuters) - Omar Mateen, l'homme 
qui a tué 49 personnes dans une boîte de nuit fréquentée par la 
communauté homosexuelle à Orlando, a menacé de faire exploser 
une voiture piégée et de fixer des ceintures piégées sur ses 
otages, d'après une transcription partielle de ses conversations 
avec la police diffusée lundi. 
    La tuerie du Pulse, dans la nuit du 11 au 12 juin dernier, a 
duré trois heures avant que Mateen tombe sous les balles des 
unités spéciales de la police. A plusieurs reprises durant le 
carnage, le tueur s'est interrompu et s'est entretenu par 
téléphone avec les opérateurs des services d'urgence du 911 ou 
les négociateurs de la police. 
    Une transcription partielle de ces communications a été 
rendue publique lundi par le FBI. L'agent Ron Hopper, qui 
présentait ces extraits lors d'une conférence de presse 
organisée à proximité du Pulse, a souligné que Mateen s'y 
exprime de manière "glaçante, calme et réfléchie". 
    Il indique notamment porter sur lui une ceinture d'explosifs 
similaire à celles "utilisées en France", allusion aux attaques 
djihadistes du 13 novembre à Paris et Saint-Denis revendiquées 
par le groupe Etat islamique (EI). Se présentant comme un 
"soldat islamique", il demande au négociateur de la police avec 
lequel il est en contact de dire à l'administration américaine 
de cesser les bombardements en Syrie et en Irak. 
    La transcription de son allégeance à Abou Bakr al Baghdadi, 
le "calife" autoproclamé de l'EI, n'a en revanche pas été 
publiée, le FBI ne voulant pas contribuer à "propager une 
rhétorique violente". 
    Aucune ceinture d'explosifs n'a été retrouvée à l'intérieur 
de la boîte de nuit, où Mateen a également fait 53 blessés, pas 
plus que dans sa voiture, a précisé le FBI. 
    Revenant sur le déroulement de l'intervention, le chef de la 
police d'Orlando, John Mina, a déclaré au cours de la même 
conférence de presse que l'intervention des forces de l'ordre 
avait permis de "sauver de très nombreuses vies cette nuit-là". 
    "Une idée fausse s'est propagée selon laquelle nous n'avons 
rien fait pendant trois heures. Je veux simplement clarifier, 
cela n'a pas été le cas", a-t-il ajouté, précisant qu'après une 
première intervention des unités de la police et un premier 
échange de coups de feu avec Mateen, le tireur s'était retranché 
et barricadé avec des otages dans les toilettes de 
l'établissement.  
    Pendant toute la durée de la crise, a-t-il ajouté, des 
agents de police se trouvaient à l'intérieur du Pulse, se 
portant au secours de victimes. 
    Sur le plan de l'enquête, le FBI a indiqué que plus de 500 
interrogatoires avaient été menés par les agents du Joint 
Terrorism Taskforce et plus de 600 pièces à conviction 
recueillies. 
    A ce stade des connaissances réunies par les enquêteurs, 
rien n'établit que Mateen a obéi à des ordres d'un "groupe 
terroriste étranger". Il s'agit plutôt du geste d'un 
déséquilibré ayant agi seul. 
 
 (Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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