Le fabuleux destin de Neil Baldwin

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Le fabuleux destin de Neil Baldwin
Le fabuleux destin de Neil Baldwin

Au début des années 90, la formation de Stoke City a réussi une spectaculaire remontée en élite, grâce à deux promotions successives. Un exploit dont le mérite revient aux joueurs, à l'entraîneur de l'époque Lou Macari, mais aussi à un certain Neil Baldwin. Son rôle ? Ambianceur de vestiaire. Un homme à la vie tellement incroyable que la BBC lui a consacré un biopic à succès. Récit.

"J'ai toujours voulu être heureux, alors j'ai décidé de l'être." Il y a dans les mots, l'attitude et toute la raison d'être de Neil Baldwin quelque chose de profondément désarmant. Son extrême simplicité et sa gentillesse dénuée de tout calcul constituent une bien singulière île dans un océan d'ironie et de second degré. Il fait parfois penser au personnage de Forrest Gump, et encore plus à Derek, le héros de la nouvelle inclassable série signée du génial Ricky Gervais. Tant qu'à être dans la référence culturelle, évoquons aussi le Big Fish de Tim Burton, tant il est difficile de distinguer l'imaginaire de la réalité dans la vie de Neil Baldwin. Celle-ci débute au lendemain de la Seconde guerre mondiale à Newcastle-upon-Lyme, dans le Staffordshire, au centre de l'Angleterre.

Très vite, il apparaît que le petit Neil n'est pas tout à fait un gamin comme les autres. Ses problèmes d'élocution lui posent des problèmes à l'école. Il s'accroche néanmoins, jusqu'à ne plus pouvoir suivre le cursus scolaire normal. Il a alors 16 ans et n'a pas de diplôme ni vraiment de compétences autres que sa gentillesse, son sourire et son éternel optimisme. Il se dit que ça peut intéresser le monde du cirque alors il propose ses services. Une troupe finit par accepter de l'engager. Par n'importe laquelle : celle de la Robert Fossett's Circus, la plus ancienne du pays. Pendant trois ans, il sera Nello le clown. La perruque, le nez rouge, l'immense sourire, le nœud pap', les grandes chaussures, la totale. Un succès. Une expérience dont il ressort définitivement débarrassé de ses complexes, si tant est qu'il en avait.
Membre honoraire du syndicat des étudiants
De retour au bercail, il prend l'habitude d'aller tous les jours dire bonjour aux étudiants de l'université du coin, la prestigieuse Keele University, où sa mère travaille comme femme de ménage. Gentil, serviable, il se fait vite accepter du syndicat des étudiants, dont il devient membre honoraire en 1968, élu à l'unanimité. Il noue des liens forts avec ces jeunes, dont certains deviendront plus tard des personnages influents en Angleterre sur la scène politique et religieuse (Baldwin est un fervent pratiquant de l'Eglise anglicane). Incontournable à l'université, le bon Neil devient aussi un habitué du Britannia Stadium, l'enceinte de la ville voisine de Stoke City, à une dizaine de bornes de là. Passionné de foot, il assiste aux...




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