Le fabuleux destin d'Héctor Herrera.

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Le fabuleux destin d'Héctor Herrera.
Le fabuleux destin d'Héctor Herrera.

Énorme en Ligue des champions, notamment face BATE il y a 15 jours, buteur contre l'Academica samedi dernier, et auteur d'une belle Coupe du monde au Brésil, Héctor Herrera commence à faire parler de lui. Mais il manque encore de constance pour aspirer à faire partie du gratin. Retour sur la vie d'un jeune homme qui, adolescent, gagnait des courses cyclistes et des concours d'équitation.Les mêmes oreilles décollées, le même front, la même gueule accidentée, la même envie, le même sens de l'improvisation, la même dégaine disgracieuse. Héctor Herrera (24 ans) est le sosie parfait d'Ángel Di María (26 ans). Mais certaines différences demeurent encore entre les deux hommes. L'Argentin court plus vite et, surtout, il a déjà explosé au plus haut niveau. De fait, le Mexicain n'a intrinsèquement pas grand-chose à envier aux meilleurs. Sa prestation lors du BATE Borisov-FC Porto du mardi 25 novembre (0-3) est là pour le montrer (un but génial et deux passes décisives). Mais briller de temps en temps ne suffit pas pour être grand. À Héctor Herrera, il manque une certaine constance sous le maillot portista.

Car en équipe nationale, tout va bien. D'ailleurs, les Mexicains sont d'accord pour désigner leur Gollum national comme étant le meilleur d'entre eux. C'est simple : à chaque fois qu'il joue avec le Mexique, il en ressort toujours un but d'extraterrestre ou des "Vines" de dribbles insolents. À Porto, c'est différent. Malgré une générosité à toute épreuve, Herrera connaît autant de hauts que de bas. Il peut tout rater et perdre des ballons dans l'axe à 30 mètres de ses buts, comme dribbler trois joueurs avant de servir un coéquipier sur un plateau d'argent. Il sait tout faire, sauf être régulier. Mais promis, Héctor se battra pour corriger ce défaut. Il s'est toujours battu, même quand tout semblait perdu d'avance.
Cycliste ou footballeur?
Né à Tijuana, quelques lieues au sud de la frontière américaine, Héctor Herrera ne marche ni ne parle encore quand ses parents déménagent un peu plus au sud, en Basse Californie, du côté de Playas Rosarito. Si le décor est paradisiaque - des plages de sable blanc devancent l'océan bleu azur -, l'enfance du petit Héctor, elle, le sera moins. À défaut d'être vide, la table des Herrera est rarement bien garnie. Pas de festin à s'en éclater la panse pour le petit Héctor, donc. Heureusement que le terrain Emiliano Zapata et sa terre poussiéreuse pénétrant narines et bronches au moindre coup de pied ou rebond du ballon sont là, à quelques mètres de la maison. Les gamins du coin s'y rendent pour jouer au baseball ou au foot US, pas lui. C'est balle au pied que le jeune Mexicain voit son avenir, et c'est comme ça qu'il grandit, évolue, s'améliore et devient un... redoutable buteur. Dans le coin, personne ne fait mieux.


Les mêmes oreilles décollées, le même front, la même gueule accidentée, la même envie, le même sens de l'improvisation, la même dégaine disgracieuse. Héctor Herrera (24 ans) est le sosie parfait d'Ángel Di María (26 ans). Mais certaines différences demeurent encore entre les deux hommes. L'Argentin court plus vite et, surtout, il a déjà explosé au plus haut niveau. De fait, le Mexicain n'a intrinsèquement pas grand-chose à envier aux meilleurs. Sa prestation lors du BATE Borisov-FC Porto du mardi 25 novembre (0-3) est là pour le montrer (un but génial et deux passes décisives). Mais briller de temps en temps ne suffit pas pour être grand. À Héctor Herrera, il manque une certaine constance sous le maillot portista.

Car en équipe nationale, tout va bien. D'ailleurs, les Mexicains sont d'accord pour désigner leur Gollum national comme étant le meilleur d'entre eux. C'est simple : à chaque fois qu'il joue avec le Mexique, il en ressort toujours un but d'extraterrestre ou des "Vines" de dribbles insolents. À Porto, c'est différent. Malgré une générosité à toute épreuve, Herrera connaît autant de hauts que de bas. Il peut tout rater et perdre des ballons dans l'axe à 30 mètres de ses buts, comme dribbler trois joueurs avant de servir un coéquipier sur un plateau d'argent. Il sait tout faire, sauf être régulier. Mais promis, Héctor se battra pour corriger ce défaut. Il s'est toujours battu, même quand tout semblait perdu d'avance.
Cycliste ou footballeur?
Né à Tijuana, quelques lieues au sud de la frontière américaine, Héctor Herrera ne marche ni ne parle encore quand ses parents déménagent un peu plus au sud, en Basse Californie, du côté de Playas Rosarito. Si le décor est paradisiaque - des plages de sable blanc devancent l'océan bleu azur -, l'enfance du petit Héctor, elle, le sera moins. À défaut d'être vide, la table des Herrera est rarement bien garnie. Pas de festin à s'en éclater la panse pour le petit Héctor, donc. Heureusement que le terrain Emiliano Zapata et sa terre poussiéreuse pénétrant narines et bronches au moindre coup de pied ou rebond du ballon sont là, à quelques mètres de la maison. Les gamins du coin s'y rendent pour jouer au baseball ou au foot US, pas lui. C'est balle au pied que le jeune Mexicain voit son avenir, et c'est comme ça qu'il grandit, évolue, s'améliore et devient un... redoutable buteur. Dans le coin, personne ne fait mieux.



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