Le fabricant Caddie évite la liquidation judiciaire de justesse

le
0
Le fabricant Caddie évite la liquidation judiciaire de justesse
Le fabricant Caddie évite la liquidation judiciaire de justesse

Un symbole du «made in France» s'offre un court temps de répit. Le fabricant de chariots de supermarchés Caddie, qui emploie près de 400 salariés en Alsace, a frôlé la liquidation judiciaire et obtenu ce lundi un sursis d'une semaine pour que l'unique repreneur en lice dépose des garanties financières.

«Je suis dépitée», a déclaré Dominique Goetz, déléguée CFE-CGC, à la sortie de l'audience au tribunal de commerce de Paris qui a étudié l'unique offre de reprise du fabricant historique de chariots, filiale d'Altia Industry en redressement judiciaire depuis début août.

Les garanties financières manquent encore

«C'est un soulagement, parce que ce n'est pas une liquidation, mais il y a de nouveau une attente d'une semaine», a confié de son côté le secrétaire du CE, Christophe Zinck. Si Caddie n'a pas été placée en liquidation, la société le doit à la «position conciliante» du juge, comme l'a expliqué la représentante syndicale. Des sources proches de l'administrateur judiciaire ont effectivement reconnu que «les garanties financières n'existaient pas aujourd'hui».

«Le tribunal a renvoyé l'audience à lundi prochain pour que les actionnaires puissent déposer l'argent sur des comptes certifiés», a expliqué Jean-Paul Ostertag, délégué CFTC, le syndicat majoritaire qui soutient l'offre de reprise, même si elle ne prévoit de conserver que 128 salariés sur 383, dont 105 sur le site historique du groupe, à Drusenheim, à proximité de Strasbourg, et 23 sur le site de revêtement industriel d'Oberhausbergen. Les repreneurs doivent ainsi déposer d'ici lundi 1,7 million d'euros sur un compte en France, ont indiqué les sources.

Trois entreprises étrangères au capital

Si l'offre est approuvée, Philippe Dedieu, ancien directeur général de Caddie et qui porte l'offre de reprise, deviendrait l'actionnaire majoritaire avec 51% du capital.

Il est accompagné par trois sociétés étrangères actives ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant