Le duel Copé-Fillon pour la tête de l'UMP se confirme

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2017 EN LIGNE DE MIRE DANS LA LUTTE POUR LA CONQUÊTE DE L'UMP
2017 EN LIGNE DE MIRE DANS LA LUTTE POUR LA CONQUÊTE DE L'UMP

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Le retrait de Xavier Bertrand de la course à la présidence de l'UMP renforce plus que jamais la perspective d'un duel entre Jean-François Copé et François Fillon, sur fond de contestation du déroulement des préliminaires à cette élection.

A la veille du dépôt des parrainages de militants requis pour briguer la direction du principal parti d'opposition de droite, aucun des autres postulants n'est en mesure de concurrencer son secrétaire général et l'ex-Premier ministre.

Le premier, qui multiplie les déplacements en province pour faire campagne auprès des militants, semble bien décidé à faire du dépôt des parrainages, mardi, une démonstration de force.

Son entourage laisse entendre qu'il déposera un nombre de parrainages très supérieur aux 7.924 nécessaires.

"Mais ce qui compte, c'est le chiffre que nous aurons dans 15 jours, parce que les parrainages vont continuer à affluer et c'est autant d'ambassadeurs de la campagne de Jean-François Copé et de gens déterminés à voter et à faire voter pour lui", a déclaré lundi à Reuters un de ses proches.

François Fillon, qui multiplie aussi les réunions publiques, se prévaut de ses cinq ans d'expérience à Matignon et d'une très confortable avance dans les sondages auprès des sympathisants UMP - 59% d'avis favorables, selon un récent sondage Ifop pour le site internet Atlantico, contre 20% pour son principal rival.

L'entourage du secrétaire général de l'UMP fait cependant valoir que ce ne sont pas les sympathisants qui voteront le 18 novembre et, si un second tour est nécessaire, le 25, mais les seuls adhérents (260.000 à 280.000 personnes).

BERTRAND SE RÉSERVE POUR 2017

Les anciens ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire et l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino pourraient bien, quant à eux, ne pas recueillir les 7.924 parrainages nécessaires malgré un dernier coup de collier.

Ils sont surtout largement distancés dans les sondages, comme Xavier Bertrand, qui revendique pourtant 8.200 parrains.

L'ex-ministre du Travail, lui-même ancien secrétaire général de l'UMP mais dont les relations avec Jean-François Copé sont notoirement exécrables, a jeté l'éponge ce week-end.

Il a justifié sa décision par la volonté de ne pas créer de divisions supplémentaires au sein du parti et de se réserver pour la pré-campagne présidentielle de 2017. "Quoi qu'il arrive (...) je serai candidat à la primaire pour la présidentielle", a-t-il réaffirmé lundi sur RMC et BFM-TV.

Il a refusé de se rallier à un des deux principaux candidats en lice. "Je voterai certainement pour l'un ou l'autre", a-t-il déclaré. "Aujourd'hui, je ne sais pas dire parce que je vois les différences de personnalités, de parcours, les petites phrases des uns contre les autres. Je n'aime pas ce début de campagne."

Henri Guaino, entré au Parlement lors des législatives de juin, jure pour sa part qu'il ne se ralliera à personne.

"Peut-être que j'indiquerai pour qui je voterai mais il n'y a pas d'urgence", a déclaré à Reuters l'ancienne "plume" de Nicolas Sarkozy, pour qui ni François Fillon ni Jean-François Copé ne sont du calibre de l'ex-chef de l'Etat - "Il va falloir apprendre à vivre sans leader de cette nature", a-t-il dit.

PRIMAIRE AVANT L'HEURE ?

Il ne décolère pas et juge "raté" cet exercice de démocratie interne. Il estime que tout a été fait pour entraver la quête de parrainages des "petits" candidats, allant jusqu'à évoquer des motifs d'annulation de l'élection du président de l'UMP.

François Fillon avait lui-même écrit à Jean-François Copé pour lui demander de faciliter le recueil des parrainages.

Mais Nathalie Kosciusko-Morizet, qui juge néfaste pour la démocratie interne à l'UMP que cette élection se limite à un duel Copé-Fillon, s'est vu refuser par la direction du parti un délai supplémentaire de 15 jours.

Tous assurent que l'enjeu n'est pas la désignation d'un candidat pour l'élection présidentielle de 2017 - ce "n'est pas une primaire avant l'heure", jure ainsi Jean-François Copé.

Mais personne n'est dupe, tant les ambitions du secrétaire général du parti et de François Fillon pour 2017 sont connues.

Le vainqueur sera naturellement en bonne position pour se présenter à la prochaine présidentielle, a ainsi déclaré lundi l'ancienne ministre UMP Valérie Pécresse sur Canal+.

"C'est logique. Un président de parti, un aspirant à la présidence du parti aspire aussi à conduire sa famille à l'élection de 2017", a déclaré cette proche de François Fillon.

Avec Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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  • jean.e le lundi 17 sept 2012 à 16:24

    copé est un ane au usa ils serait democrate

  • cavalair le lundi 17 sept 2012 à 14:34

    Bertrand out...un franc mac de moins

  • frk987 le lundi 17 sept 2012 à 11:00

    Arretez avec votre "dette" qui découle de la droite, il y a une crise, vous auriez préféré que votre banque fasse faillite ? Il n'y a que les démagos de gauche et les traine-patins assistés à vie pour répondre oui.

  • M3101717 le lundi 17 sept 2012 à 09:52

    Et comment réduit-on leur héritage en terme de dette ??? Ca devrait les préoccuper un peu, non ? Sont-ils seulement responsables ??