Le "droit à l'oubli" du cancer pourrait passer par la loi

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PARIS (Reuters) - Le gouvernement envisage de légiférer afin d'accorder un "droit à l'oubli" aux malades, notamment aux enfants, qui guérissent d'un cancer afin d'éviter toute discrimination face aux banques ou aux assureurs, a annoncé vendredi la ministre de la Santé.

"Le droit à l'oubli c'est la volonté que (...) lorsque les médecins vous considèrent guéri d'un cancer, vous le soyez pour le reste de la société et en particulier pour les banques ou pour les assureurs", a déclaré Marisol Touraine lors de la remise du rapport d'étape du troisième Plan cancer à l'Elysée.

"Nous avons ce matin été alertés, tout particulièrement sur le droit à l'oubli pour les enfants ou les adolescents", a-elle dit, dénonçant les difficultés de jeunes adultes à acheter une maison ou contracter un prêt après avoir vaincu la maladie.

"Des discussions sont engagées qui pour le moment n'ont pas abouti", a regretté la ministre, qui a ajouté que le gouvernement envisageait de passer par la loi. "Si des mesures législatives sont nécessaires, en particulier pour les enfants, nous allons y réfléchir."

François Hollande avait évoqué la mise en oeuvre du droit à l'oubli lors de la présentation, il y a un an, du troisième Plan cancer 2014-2019 doté de 1,5 milliard d'euros qui met l'accent sur la diminution des cancers évitables comme ceux liés au tabac.

(Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

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