Le Drian, une lourde perte pour François Hollande

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Alors que la France a déployé des hommes au Mali et en Centrafrique et mène des frappes contre l'État islamique, le ministre de la Défense démissionnera s'il est élu en Bretagne. 
Alors que la France a déployé des hommes au Mali et en Centrafrique et mène des frappes contre l'État islamique, le ministre de la Défense démissionnera s'il est élu en Bretagne. 

C'est un coup dur pour Hollande. Après le départ de François Rebsamen, un autre proche pourrait quitter le gouvernement. Mais, à la différence de "Rebs", le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui s'apprête à 68 ans à faire campagne pour les régionales en Bretagne, s'est imposé depuis plus de trois ans comme le ministre le plus populaire auprès des Français, un "ministre de la guerre", mais aussi comme un bon VRP.

Dans son parcours presque sans faute, un dossier lui a donné du fil à retordre, celui du logiciel de paie des armées Louvois hérité de son prédécesseur, qui a bugué avec de nombreux retards de soldes, notamment pour les militaires en opérations. Dans un autre registre, beaucoup plus lourd, il s'est vu reprocher d'avoir tardé à dévoiler des accusations de viol contre des soldats français en Centrafrique, même s'il avait saisi la justice dès qu'un rapport de l'ONU était arrivé sur son bureau.

S'il est en prise directe avec nombre de dirigeants, Jean-Yves Le Drian, visage avenant, oeil et humour vifs, agit toujours de concert avec le président socialiste François Hollande, dont il est très proche et qu'il a plusieurs fois par jour au téléphone. "C'est un homme sécurisant, loyal au président. Ce n'est pas un homme d'esbroufe", résume Bernard Poignant, un autre proche du chef de l'État, qui connaît depuis cinquante ans ce Breton passionné de football et de cyclisme.

Une méthode faite de...

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  • aerosp le mercredi 14 oct 2015 à 18:00

    dehors les guerriers