Le Drian "optimiste" sur le combat contre l'EI en Syrie et Irak

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    PARIS, 1er juin (Reuters) - Le ministre français de la 
Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est dit "optimiste" mercredi sur 
la possibilité d'éradiquer le groupe djihadiste Etat islamique 
(EI) en Irak et en Syrie compte tenu de la tournure des 
événements ces dernières semaines. 
    "Je considère aujourd'hui que Daech (acronyme arabe de l'EI, 
NDLR) est nettement sur le recul", a-t-il déclaré lors d'une 
audition devant la commission d'enquête parlementaire sur la 
lutte contre le terrorisme. 
    "Pour la première fois, j'ai un regard relativement 
optimiste sur la situation", a ajouté Jean-Yves Le Drian devant 
les députés. 
    Selon le ministre de la Défense, les derniers combats, menés 
avec l'appui de la coalition internationale, conduisent à un 
encerclement de l'organisation djihadiste autour de ses deux 
fiefs, Rakka en Syrie et Mossoul en Irak. 
    "Quand Daech va se sentir resserré, il risque d'y avoir des 
réactions encore plus fortes, donc ce n'est pas automatiquement 
dans l'immédiat un signe de très grande pacification", a précisé 
Jean-Yves Le Drian. 
    "Mais je vois que tout cela est en train d'aller dans le 
même sens, avec une diminution du nombre de foreign fighters 
(les combattants étrangers rejoignant les rangs de l'EI, NDLR)", 
a-t-il ajouté. 
    "C'est d'autant plus vrai que les frappes successives qui 
ont été effectuées depuis le début de la coalition commencent à 
toucher Daech au coeur, c'est-à-dire au niveau de la ressource, 
et en particulier de la ressource pétrolière." 
    Au nombre des raisons qui nourrissent son optimisme, 
Jean-Yves Le Drian a également cité l'offensive lancée contre 
l'EI à Falloudja, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de 
Bagdad, par des unités d'élite de l'armée irakienne. 
    Cette opération "devrait permettre, après des combats qui 
risquent d'être un petit peu durs, de voir cette ville tomber. 
Ça avait été la première ville prise par Daech. Il y a une forme 
de symbolique de cette ville", a-t-il jugé.    
    L'organisation a perdu selon lui environ 40% du territoire 
qu'elle s'était taillé en Irak et, désormais, la route de 
Mossoul, une ville d'environ deux millions d'habitants dans le 
nord du pays, se dégage. 
    "On peut penser que l'objectif de Mossoul va commencer à 
rentrer dans les perspectives", a dit Jean-Yves Le Drian.     
 
 (Simon Carraud, édité par Chine Labbé) 
 
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