Le double discours du Kremlin face aux réseaux sociaux

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Devant l'essor de la contestation via Facebook et assimilés, les autorités russes sont partagées entre une ouverture affichée et les vieux réflexes post-soviétiques de contrôle et de répression.

De l'Iran aux révoltes arabes en passant par les «Indignés», les réseaux sociaux se sont imposés comme le lieu de rendez-vous privilégié des contestataires de tous pays. Devenu récemment le premier pays d'Europe en nombre d'internautes - près de 51 millions selon une étude Comscore - la Russie ne fait pas exception au phénomène.

Le premier ministre Vladimir Poutine en a fait l'amère expérience pas plus tard que le 20 novembre. Ce jour-là, une vidéo amateur est postée sur Youtube, qui le montre sifflé et hué par des spectateurs d'une arène sportive. L'incident, escamoté par les journaux de télévision, a été vu plus de 3,5 millions de fois sur la Toile. «Avant, ce qu'on ne montrait pas à la télévision n'avait jamais existé. Désormais, ce qui n'est pas discuté sur Internet n'a jamais existé. Internet est devenu un catalyseur de la vie politique du pays», analyse la journaliste Ioulia Latynina. Le célèbre blogueur dissident Alexeï Navalny y voit la «f

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