Le doublé de Kombouaré

le
0
Le doublé de Kombouaré
Le doublé de Kombouaré

Premier entraîneur de QSI avant d'être congédié, Antoine Kombouaré a rebondi à Lens où, là aussi, il est tombé sur un actionnaire particulier en la personne de Mammadov. Moralité, après le licenciement parisien, le Kanak pourrait terminer la saison en Ligue 2.

Au bon endroit, au bon moment. Ce genre d'adage qui doit bien faire marrer Antoine Kombouaré, aujourd'hui, alors qu'il va retrouver le Parc des Princes où il a tout connu : le terrain, les bancs et les vestiaires des locaux, mais aussi des visiteurs. "Ça me fait quelque chose de retourner au Parc. Mais ce qui m'intéresse, c'est mon équipe. L'accueil ? Je m'en fous complètement", a-t-il d'ailleurs balancé avec son franc parler naturel cette semaine face à la presse. PSG-Lens, c'est toute la vie du Kanak, finalement. Il était là avant QSI, il n'a pas survécu. Il ne devrait pas sortir indemne de son expérience lensoise où le projet de l'Azerbaïdjanais Hafiz Mammadov a foutu un bordel monstre au club. Avec le recul, l'entraîneur pourra se dire qu'il a été au cœur de deux des trois derniers projets financiers les plus colossaux de la Ligue 1 (il n'a pas œuvré dans le Monaco made in Rybolovlev). Deux projets de vie qui vont sans doute se terminer de la même manière : seul et dans l'impasse.

Bien entendu, l'ancien stoppeur du FC Nantes se doutait bien qu'il ne jouirait pas dans le Pas-de-Calais des mêmes moyens financiers qu'au PSG façon QSI. On se souvient que les Qataris lui avaient quand même amené sur un plateau un mercato d'été 2012 sexy chocolat : Pastore, Ménez, Lugano, Matuidi, Gameiro, Sirigu, Sissoko. À Lens, Kombouaré a repris le banc en Ligue 2. C'est une fois la montée sportive validée, l'an dernier, que la merde est arrivée. Derrière sa moustache façon Borat et ses tocantes à 10 000 euros, Mammadov a plutôt fait le radin, alors que l'actionnaire et nouvel ami de Gervais Martel était censé investir dans le mercato et ramener le RC Lens en Ligue des champions dans les 5 ans.

Cette semaine, après dix mois d'attente et de mensonges sur l'investissement azéri, Kombouaré a eu cette phrase lourde de sens : " Il sera temps de faire le bilan le dernier jour". Déjà, l'été dernier, le coach n'avait pas été très fair-play envers son groupe puisqu'il avait carrément boycotté la reprise tant que l'avenir sportif du club n'était pas fixé (Ligue 1 ou Ligue 2, en somme). Certains y vont vu de la lâcheté. D'autres un geste fort. La vérité est entre les deux. Kombouaré, lui, s'était justifié autrement face à la presse durant l'été : " Un boycott de ma part ? Chacun utilise les mots qu'il veut, mais moi, c'est un message fort que j'envoie à mes dirigeants. Je ne suis pas content aujourd'hui, on ne...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant