Le Dizet : "Le jeu à la nantaise, c'était du bonheur"

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Le Dizet : "Le jeu à la nantaise, c'était du bonheur"
Le Dizet : "Le jeu à la nantaise, c'était du bonheur"

Après quatorze années passées à Nantes dans la peau du joueur et de l'entraîneur, Serge Le Dizet revient une fois de plus à la Beaujoire avec Angers. L'occasion pour le coach adjoint de Stéphane Moulin de parler de sa carrière... et de sa Bretagne. Interview.

Nantes - Angers
21h00 - Canal + Sport

Question existentielle : Nantes, c'est breton ou pas ?
Quand j'étais à Nantes, je disais toujours sous forme de boutade que les Nantais ne prenaient que les bons côtés de la Bretagne. Ils ne sont bretons que quand ça les arrange ! Disons que les Rennais sont tous bretons, en toutes circonstances. Les Nantais, ça dépend...

La Bretagne, vous y êtes né, vous y avez passé votre carrière de footballeur... Elle représente quoi, cette région ?
Effectivement, je suis né dans le Finistère. Pour moi, ce sont les racines, c'est la mer, c'est la terre... C'est une belle région qui a une vraie vie intérieure. Ma famille a toujours vécu en Bretagne.

Donc vous parlez breton ?
Non. J'ai cinquante-deux ans, mais je ne fait pas partie de cette génération qui parle breton comme mes parents.
"Je ne suis pas du genre à accrocher le drapeau breton dans ma voiture."
Je ne comprends pas cette langue, hormis les gros mots. Je ne suis pas du genre à accrocher le drapeau dans ma voiture. En revanche, je revendique le fait d'être breton et j'assume cette identité. À Angers, on se fait d'ailleurs souvent chambrer avec Romain Thomas par rapport au temps, à la pluie...

Vous avez joué de longues années au Stade rennais. Pourquoi ça s'est terminé d'un coup, comme ça, en 1992 ?
J'avais vingt-huit ans, et j'avais beaucoup connu la Ligue 2 avec Rennes. Seulement deux années de Ligue 1. La première année dans l'élite, on devait descendre, mais on a été repêchés. On avait enchaîné une deuxième année en première division, encore relégué. Pourtant, je sentais que j'avais le niveau L1. Je m'y plaisais, en plus. J'en avais assez de faire l'ascenseur. À l'époque, c'était la petite blague : "Qu'est-ce qui est rouge et blanc, qui monte et qui descend ?" Donc cette année-là, j'ai pensé un peu à moi. Je ne savais pas si le club serait capable de remonter derrière. D'ailleurs, ils ont mis trois ou quatre ans à le faire. J'étais…








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