Le divorce entre GB et UE ne sera pas "acrimonieux", dit Johnson

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    13 octobre (Reuters) - Le chef de la diplomatie britannique 
Boris Johnson a assuré jeudi que la sortie du Royaume-Uni de 
l'Union européenne ne se ferait pas de manière conflictuelle et 
a dit espérer que les futures relations entre Londres et 
Bruxelles soient encore meilleures que celles d'aujourd'hui. 
    La livre sterling est tombée la semaine dernière à son plus 
bas niveau face au dollar depuis 31 ans après des déclarations 
de la Première ministre Theresa May laissant penser qu'elle 
pourrait opter pour un "Brexit dur" en faisant passer le 
contrôle de l'immigration avant les intérêts commerciaux du 
pays. 
    Boris Johnson, qui avait fait campagne en faveur du Brexit, 
contrairement à Theresa May, et qui est l'un des trois ministres 
eurosceptiques de son gouvernement, s'est attaché à désamorcer 
ces craintes jeudi devant une commission parlementaire. 
    "Je crois qu'il est important de recadrer ce débat et (...) 
d'arrêter de penser qu'il s'agira d'un divorce acrimonieux. Cela 
ne va pas se passer comme ça, cela va être le développement d'un 
nouveau partenariat européen entre la Grande-Bretagne et l'UE", 
a affirmé le ministre des Affaires étrangères. 
    Les dirigeants européens ont répété à de multiples reprises 
que le Royaume-Uni ne pourrait conserver son accès au marché 
unique que s'il garantit la libre-circulation des personnes et 
des biens. 
    Boris Johnson a estimé jeudi devant les parlementaires qu'il 
était "absurde" de penser que le principe de libre-circulation 
est "gravé dans le marbre à Bruxelles", en voulant pour preuve 
qu'il avait dû démontrer son indépendance financière lorsqu'il 
s'était installé en Belgique en 1989. 
    Interrogé sur son souhait de voir Londres conserver l'accès 
au marché unique, il a éludé la question en répondant que ce 
terme est "de plus en plus inutile". 
    "Nous allons obtenir un accord de grande valeur et peut-être 
même d'une plus grande valeur (que l'actuel)", a-t-il soutenu en 
évoquant notamment une plus grande liberté dans le domaine des 
services. 
    Boris Johnson a aussi estimé que le délai de deux ans prévu 
pour mener à bien les négociations de sortie de l'UE, une fois 
l'article 50 invoqué, serait extensible si besoin. 
    "Je pense qu'il y aura un accord", a-t-il dit. "Si on n'y 
arrive pas en deux ans, il y a des mécanismes qui permettent 
d'allonger la période de discussions. Mais je ne pense pas que 
ce sera nécessaire." 
     
 
 (William James et Kylie MacLellan; Tangi Salaün pour le service 
français) 
 )
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  • M5285637 il y a un mois

    On va en perdre du temps, de l'énergie et de l'argent encore et encore à cause de ces britanniques qui ne sont pas européens et ne l'ont jamais été.