Le discret avertissement de l'Allemagne à la Grèce ?

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Angela Merkel.
Angela Merkel.

Le démenti est tombé par la voix d'un porte-parole du gouvernement allemand. "La Grèce a tenu ses engagements par le passé. Le gouvernement suppose ainsi que la Grèce continuera à remplir ses engagements contractuels" envers ses créditeurs, a déclaré Georg Streiter à l'AFP. Il répondait aux informations dont a fait état samedi le Spiegel, selon lesquelles la chancelière allemande Angela Merkel était prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la gauche radicale remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays. Un démenti en demi-teinte donc, car le maintien de la Grèce dans la zone dépendra bien du respect à la lettre des engagements pris par le précédent gouvernement.

Restructuration

Voilà Alexis Tsipras prévenu. Le leader de Syriza, donné favori aux prochaines élections législatives anticipées, qui doivent se tenir le 25 janvier, avait indiqué qu'il voulait en finir avec la politique d'austérité imposée au pays par ses créanciers internationaux (la troïka UE, BCE et FMI) en échange de quelque 240 milliards d'euros de prêts. Il souhaite aussi négocier une nouvelle restructuration de la dette publique qui plombe l'économie grecque.

Dans le Spiegel, des sources gouvernementales ne prenaient pas de gants : "Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras (gauche radicale Syriza) dirige le...

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  • SB1954 le lundi 5 jan 2015 à 14:04

    Discret ? autant envoyer des divisions de panzers comme en 1941. Jusqu'où l'Europe supportera-t-elle l'arrogance allemande ?

  • nicog le lundi 5 jan 2015 à 11:22

    Aucune réforme structurelle de faite en Grèce. Le problème est qu'il sont toujours en déficit. L'Allemagne n'est pour rien là dedans. Idem pour la France.

  • lorant21 le lundi 5 jan 2015 à 11:17

    Avantages: la dévaluation perpétuelle à l'argentine, la décadence lente mais peinarde avec une belle inflatoin.. Inconvénients: dette multipliée par 2 ou 3...

  • EuropeGa le dimanche 4 jan 2015 à 22:55

    Avant le 3/1/73, les budgets de la France étaient à l'équilibre et on avait zéro dette. Après le 3/1/73, c'est la cata : début des budgets en déficit et ça dure depuis 40 ans, début de la dette qui se monte aujourd'hui à 2000 milliards. Le virage s'est fait le 3/1/73 par la loi Giscard et tout ce qui en a découlé.

  • EuropeGa le dimanche 4 jan 2015 à 22:47

    Pauvres grecs, ils vont morfler... et on peut faire confiance aux allemands pour cela, ils savent faire !

  • EuropeGa le dimanche 4 jan 2015 à 22:45

    @Suracta Pour la Grèce, tu as peut-être raison : si la Grèce quitte l'euro, les allemands s'arrangeront pour que ce soit le plus douloureux possible pour le peuple grec, afin d'inciter les autre peuples à ne pas les imiter.

  • EuropeGa le dimanche 4 jan 2015 à 22:38

    @Suracta En France, le budget est en déséquilibre, tous les ans, depuis 40 ans ! Ce déficit permanent n'est donc pas créé par une cause conjoncturelle, mais bien par une cause structurelle. Et cette cause structurelle, elle est facile à trouver : c'est la loi du 3 janvier 1973 qui a modifié en profondeur le fonctionnement et la structure de la Banque de France. Avant le 3/01/73, les budgets étaient à l'équilibre et la France avait zéro dette.

  • SuRaCtA le dimanche 4 jan 2015 à 22:36

    Sinon EuropeGa, jamais la France ne quittera l'euro elle représente une trop gros poids : 21% alors que la Grèce ne pese pas bien lourd et on peut en faire un exemple. Dans ce type de cas il faut être pragmatique comme un Allemand et appliquer la règle du 2 poids, 2 mesures !

  • SuRaCtA le dimanche 4 jan 2015 à 21:47

    EuropeGa nos dettes ne sont que le fruits de notre incapacité a équilibrer notre budget et a fonder ce dit budget sur des prévisions de croissance plus que fantaisiste...

  • SuRaCtA le dimanche 4 jan 2015 à 21:45

    Heureusement que la dame de fer est là et tiens fermement la barre du navire Européen, car si nous devions compter sur notre mollasson de capitaine de pédalo... Que les Grecs élisent Tspiras, qu'en conséquence Merkel les sortent de l'Euro et qu'ils connaissent une dévaluation et une paupérisation qui décourage tous les candidats au populisme...