Le discours de Donald Trump relève du cryptofascisme

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Doanld Trump à Clevelend (Ohio) le 21 juillet 2016.
Doanld Trump à Clevelend (Ohio) le 21 juillet 2016.

La violence verbale du candidat républicain à l’égard de sa rivale Hillary Clinton montre toute la déchéance dans le débat public, estime le professeur de droit public Olivier Beaud.

Dans un récent meeting en Caroline du Nord, Donald Trump a annoncé au public que sa rivale, Hillary Clinton, allait, grâce à l’aide des ­juges de la Cour suprême, faire abolir le deuxième amendement qui autorise le droit de porter des armes. Il a accompagné cette annonce d’une menace à peine ­voilée : « Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n’y a rien que vous puissiez faire, les gars. Quoique, avec le deuxième amendement, peut-être qu’il y a une solution, je ne sais pas… »

Cette déclaration a suscité de nouveau une tempête de protestations aux Etats-Unis, aussi bien chez les démocrates que chez les républicains. Mais Donald Trump n’en est pas à son coup d’essai, tant il a multiplié, depuis les primaires républicaines, les déclarations tonitruantes, inaugurant un nouveau discours politique aussi inhabituel que dangereux pour la démocratie.

Rendant compte de son intervention clôturant la convention des républicains, aux termes de laquelle il a été investi comme candidat officiel pour l’élection présidentielle, les journalistes du Monde ont, à raison, observé qu’il avait trouvé en Hillary Clinton la principale responsable des maux qui accableraient les Etats-Unis. Celle-ci, ajoutent-ils, « fut éreintée quatre jours durant par une foule souvent haineuse lui promettant de finir en prison ».

Attaques ignominieuses En réalité, ce fut pire que cela, car ce n’est pas seulement la foule, mais aussi les intervenants à la tribune qui ont multiplié, pendant quatre jours,...

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