Le dilemme de François Bayrou

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Il assure qu'il prendra «ses responsabilités» après le débat du 2 mai. Une position plus que délicate, compte tenu de l'hétérogénéité de son parti et de ses électeurs, mais aussi de son espoir de présider à la recomposition du centre.

Tristesse, inquiétude, colère, amertume. Après l'annonce des résultats du premier tour, dimanche, rue de l'Université, à Paris, au siège du MoDem transformé par mesure d'économie en QG de campagne, les mines sont tristes. C'est la douche froide. Certes, Bayrou, qui avait cru un moment, en se posant en «Churchill du Béarn», promettant du sang et des larmes, être «le seul à pouvoir battre François Hollande» s'il se retrouvait face à lui au second tour, n'espérait plus, depuis quelque temps déjà, être le troisième homme, mais il comptait sur un petit rebond et espérait atteindre les 11-11,5%. Mais même pas 10% des voix, ça non!

La chute est rude pour celui que l'on donnait encore, quelques jours avant le premier tour, comme possible premier ministre de Nicolas Sarkozy ou de François Hollande, hypothèse qu'il avait repoussée tout en reconnaissant qu'on lui avait envoyé des émissaires des deux côtés. Lors de la réunion du comité stratégique qui s'est tenue

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