Le dialogue entre Kaboul et les taliban reprendra après le ramadan

le , mis à jour à 09:34
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(Avec réunion possible à Doha §4) ISLAMABAD, 8 juillet (Reuters) - Les négociateurs du gouvernement afghan et des taliban ont convenu de se rencontrer à nouveau après le ramadan, a annoncé mercredi le Pakistan qui accueillait les premières discussions de paix formelles entre les deux parties. La rencontre s'est déroulée mardi à Murree, en banlieue d'Islamabad. Les Etats-Unis et la Chine avaient envoyé des observateurs, a précisé le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué. Le mois de jeûne musulman s'achève cette année à la mi-juillet. De sources proches des discussions, on déclare que la prochaine séance de pourparlers est pour l'instant programmée à Doha, au Qatar, les 15 et 16 août prochains. "Les participants ont convenu de poursuivre les discussions pour créer un climat propice à la paix et au processus de réconciliation", dit le communiqué du ministère pakistanais. La tenue de ces pourparlers a été annoncée mardi par le président afghan Ashraf Ghani, qui est favorable au processus de paix et à un rapprochement entre Kaboul et Islamabad. Pour le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, ces discussions constituent une "percée". "Ce processus doit réussir", a-t-il dit. Dans des commentaires diffusés par ses services, Nawaz Sharif prévient cependant que ces discussions seront difficiles et que les pays voisins de l'Afghanistan et la communauté internationale devront veiller à ce que "personne n'essaie de faire dérailler le processus". La Maison blanche a salué la mise en place de ce dialogue, qualifié de "pas important pour faire avancer la perspective d'une paix crédible". Au cours des derniers mois, des discussions préliminaires ont eu lieu officieusement entre Kaboul et les insurgés islamistes, en guerre depuis plus de treize ans contre le gouvernement afghan. Mais la rencontre de mardi constituait la première séance officielle de négociations. Le porte-parole officiel des taliban a désavoué les précédentes discussions entre les islamistes et le gouvernement afghan, déclarant que les émissaires des insurgés n'étaient pas habilités à parler au nom du mouvement. (Kay Johnson; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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