Le développement de la filière laitière indienne, un beau potentiel et beaucoup de retard

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(Commodesk) Pour faire face à la croissance de la demande domestique, la production indienne de lait atteindra 190 millions de tonnes en 2015, contre 123 actuellement, ont expliqué les Chambres associées de Commerce et d'Industrie d'Inde (OSSACHAM), en fin de semaine dernière. Ce pays représente la première production mondiale, avec 20% du total, "mais l'essentiel est absorbé par sa consommation intérieure", précise le Secrétaire général de l'ASSOCHAM, Shri D.S. Rawat. En progression de 10% par an, l'industrie laitière indienne est contrôlée par le secteur informel, qui représente 85% de l'ensemble, souligne Shri D.S. Rawat. "Les zones rurales consomment à elles seules plus de la moitié des produits existants sur le marché". Mais à mesure que les centres urbains se développent, le coeur de la demande pourrait se déplacer. Et l'objectif ne sera pas facile à tenir sur le long terme : flambée des prix nationaux, manque de fourrage dû à de faibles rendements, manque de main d'oeuvre qualifiée et d'infrastructures adaptées sur cette filière (comme pour stocker à froid). Les investisseurs privés pourraient finalement jouer un rôle déterminant : réduction des coûts de production, augmentation de la productivité, amélioration des installations et du suivi sanitaire de toute la chaîne alimentaire. La branche laitière indienne pourrait ainsi générer "un demi-million de dollar de revenus pour des investisseurs étrangers", affirme l'OSSACHAM, en particulier pour les Néo-Zélandais et les Australiens, situés à proximité. A condition que les barrières tarifaires et douanières soient assouplies.
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