Le désarroi des classes moyennes aux États-Unis hypothèque la fin de crise

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Il faut réinventer le «pacte fondateur» qui avait permis de tourner le dos à la grande dépression des années 1930, selon le professeur Robert Reich.

L'avidité des banquiers, la négligence des autorités publiques chargées de les superviser? De telles explications ne sont que l'écume des choses. Les vrais responsables, ce sont les pauvres. Ce sont eux qui ont conduit l'économie américaine à son déraillement en 2008. Et ce sera encore leur faute si les États-Unis, mais aussi l'Europe, n'arrivent pas à sortir de l'ornière. «Assommons les pauvres», recommandait Baudelaire. «Sans réduction des inégalités, pas de sortie de crise!», avertit avec plus de compassion Robert Reich en exergue de son livre, Le Jour d'après, qui paraît cette semaine en France chez Vuibert.

Pour cet ancien secrétaire au Travail de l'Administration Clinton, professeur à l'université de Berkeley Californie et expert reconnu de la mondialisation, le séisme qui a ébranlé les économies développées est avant tout de nature sociale. Certes, les gouvernements du G20 ont réussi à empêcher que «la grande récession de 2008-2009» ne se tran

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