Le dernier Clásico déséquilibré

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Le dernier Clásico déséquilibré
Le dernier Clásico déséquilibré

Armada parisienne contre club en reconstruction : le duel entre le PSG et l'OM s'annonce comme déséquilibré, écrit d'avance. Pourtant, le mouvement initié par les nouveaux tenanciers olympiens tend à refaire de l'affiche un sommet français. L'avenir s'écrit déjà maintenant.

Le boss n'a rien oublié de son passage au Club Med. Vendredi matin, Jacques-Henri Eyraud sort de son bureau de la Commanderie dans une mise en scène tactiquement parfaite. Les lunettes fines, la veste ouverte, les chaussures qui claquent sur le sol à chaque pas, le demi-flip sur bois. Tout est maîtrisé. Jusque dans la poignée de mains assurée pour la caméra officielle de l'OM. Rudi Garcia a cramé le scénario mais s'en fiche. Dans le fond, le Patrick Swayze de Nemours a la comédie dans la peau, alors il rentre dans le jeu jusqu'au bout. Un ultra brite au JRI et c'est parti pour la danse médiatique. Face à la presse, Garcia balance : "On craint dégun' !" Plus beau encore, la belle gueule affirme qu'il va "mouiller le maillot" avec son staff - pour l'instant composé de Claude Fichaux et de Frédéric Bompard, plus connu sous le sigle SCH - et explique qu'à Rome, "ça ne s'est pas fait en un jour, ça sera pareil ici. " Pour Frank McCourt, le tableau est parfait, le timing avec. Le nouveau proprio américain de l'OM tient la vigie de son projet ronflant OM Champion. Dans la bouche d'Eyraud, l'arrivée de Garcia est même "l'acte 1". Voilà comment l'Olympique de Marseille s'est préparé cette semaine avant d'aller défier en duel le rival parisien qui évoluait jusqu'ici dans une autre galaxie. Une galaxie que jalouse déjà McCourt, lui qui aimerait balancer 200 millions sur le marché des transferts lors des quatre prochaines années. Il faut se le dire, c'est un peu le bordel : personne ne pensait en se rasant le matin à la vie sans El Local Passi et tout le monde espérait des changements rapides mais avec un peu plus de classe. Peut-être, mais maintenant, c'est trop tard. Alors, voilà Rudi Garcia aux commandes du bâteau le plus cabossé de France. "Gagner la C1 ? L'ambition compte beaucoup pour moi. Dans le bureau de Jacques-Henri, j'ai croisé la coupe aux grandes oreilles." Plus kiffant que la queue de Mickey à Disney.


23 octobre 2016 : PSG-OM, Parc des Princes


Dans le vestiaire de la Commanderie, Garcia n'a pas le temps de faire de place aux sentiments. L'horloge tourne et le beau Rudi ne veut pas se planter comme ce cochon de Marcelo pour sa première. Alors il regarde ses joueurs et s'arrête dans le coin de la salle sur deux gosses qui…



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