Le départ inévitable de Pep Guardiola

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Le départ inévitable de Pep Guardiola
Le départ inévitable de Pep Guardiola

Sacré champion d'automne le week-end dernier, le Bayern Munich n'arrive cependant pas à profiter de la joie procurée par son début de saison canon. La faute à Pep Guardiola et à une décision concernant sa prolongation qui tarde à venir, alors que tout le monde de l'autre côté du Rhin sait déjà que le Catalan ne sera vraisemblablement plus Bavarois la saison prochaine.

Et si finalement tout était déjà écrit depuis le début et que les records et les titres à foison n'y avaient rien changé ? Entre l'entraîneur le plus borné de la planète et le club le plus rigide qui soit, l'histoire ne pouvait finalement se terminer que comme ça : par une longue procédure de divorce au cœur de l'automne. Pendant six mois, les deux se sont regardés et ont hésité. L'un a demandé à l'autre de rester, mais ce dernier, se sentant étouffé et courtisé par d'autres, n'a pas pu s'en convaincre. Après deux ans et demi, le constat semble inéluctable: l'heure est à la séparation. Déjà. De l'union du Bayern et de Guardiola, plein de titres ont découlé, mais pas seulement. L'amertume et la rancoeur sont aussi venues se loger entre eux. Des actes manqués aussi. Au final, ce mariage qui devait révolutionner le foot européen gardera un goût d'inachevé. Aucun des deux ne sortira vraiment grandi de cette histoire. "Depuis 2013, Guardiola a dépensé 200 millions d'euros (ce qui est une somme énorme pour le Bayern) pour gagner ce que tout le monde avait déjà gagné", a résumé cette semaine un Felix Magath plus lucide que véhément. Le plus triste ayant eu lieu lors de cette première partie de saison: alors que le Bayern jouait un football de fou furieux, les deux parties se sont livrées à une guerre des mots très subtile mais bien réelle. Loin, très loin, des mots doux proférés il y a bientôt trois ans.

Jeux de pouvoirs


Lorsqu'elle pris forme en janvier 2013, l'union entre un Pep Guardiola, alors auréolé de tous les titres pouvant exister, et un Bayern Munich rêvant de grandeur absolue, semblait évidente sur le plan sportif mais plus risquée sur le plan émotionnel. Force est de constater qu'après quelques années, les différences entre les deux parties sont devenues plus importantes que leur similitudes, notamment parce que Pep Guardiola n'aura jamais réussi à complètement dompter la machine bavaroise. Si avec ses joueurs, tout s'est globalement bien passé – le cas de Mario Götze excepté - ses rapports avec les hautes instances du club n'ont pas toujours été au beau fixe. Avec Mathias Sammer, directeur sportif, le torchon a plus d'une fois brûlé. Avec Karl-Heinz Rummenigge, la relation était en apparence meilleure - le boss du Bayern s'étant souvent écrasé devant l'entraîneur catalan - mais les dernières semaines ont…


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