Le départ des opposants syriens de Genève n'émeut pas la Russie

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    EREVAN, 22 avril (Reuters) - La décision du Haut Comité des 
négociations (HCN) de l'opposition syrienne de quitter les 
négociations de Genève ne constitue une perte pour personne 
d'autre que pour elle-même, a estimé vendredi le ministre russe 
des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en visite en Arménie. 
    "S'ils ne veulent assurer leur participation qu'en posant 
des ultimatums auxquels les autres doivent se conformer, c'est 
leur problème", a-t-il dit. 
    "Pour l'amour du ciel, ne courons pas derrière eux. Nous 
devons travailler avec ceux qui ne pensent pas à leur carrière 
ou aux moyens de satisfaire leurs parrains étrangers, avec ceux 
qui sont prêts à réfléchir au destin de leur pays", a-t-il 
poursuivi. 
    Les membres de la délégation du HCN, mis sur pied par 
l'opposition syrienne en Arabie saoudite avec le soutien des 
Occidentaux, ont décidé de quitter Genève pour protester contre 
la détérioration de la situation militaire, de l'absence de 
progrès sur les questions humanitaires et de l'impasse totale 
dans les discussions relatives à la libération de prisonniers. 
    L'envoyé spécial de l'Onu, Staffan de Mistura, a cependant 
affirmé que les pourparlers se poursuivraient la semaine 
prochaine.  
    "Il ne faut jamais renoncer", a-t-il dit jeudi soir sur 
l'antenne de la télévision suisse RTS. "On ne peut pas laisser 
tomber cela, il faut renouveler le cessez-le-feu, il faut 
accélérer l'aide humanitaire et on va demander aux pays parrains 
(ndlr, du processus) de se réunir", a poursuivi le diplomate 
italo-suédois. 
    La reprise d'intenses combats a mis à mal l'accord de 
"cessation des hostilité" entré en vigueur le 27 février à 
l'initiative de la Russie et des Etats-Unis dans le but affiché 
de permettre le bon déroulement des pourparlers de paix entre 
l'opposition et le régime de Bachar al Assad. 
    A Genève, le chef de la délégation du gouvernement syrien, 
Bachar al Djaafari a déclaré vendredi avoir discuté des 
questions humanitaires avec l'envoyé spécial de l'Onu. Il a 
précisé qu'il le verrait de nouveau lundi. 
 
 (Hasmik Mkrtchyan avec John Irish et Stephanie Nebehay à 
Genève; Nicolas Delame et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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