Le démantèlement de la "jungle" va se poursuivre, dit Cazeneuve

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    PARIS, 1er mars (Reuters) - Le démantèlement du camp de 
migrants de Calais (Pas-de-Calais) va se poursuivre malgré les 
incidents survenus lundi entre forces de l'ordre et des 
"militants extrémistes", a assuré mardi Bernard Cazeneuve, 
appelant au calme et à la raison.  
    Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur "réaffirme la 
détermination du gouvernement à mettre à l'abri les migrants de 
Calais". 
    "L'activisme d'une poignée de militants No Borders 
extrémistes et violents n'y changera rien", souligne-t-il.  
    "Cette opération va se poursuivre dans les jours qui 
viennent avec calme et méthode, en offrant une place à chacun, 
comme le gouvernement s'y est engagé", ajoute-t-il.  
    Le tribunal administratif de Lille a rejeté fin février le 
recours d'associations opposées à l'évacuation de la partie sud 
de la "jungle" -- sauf les espaces sociaux --, ouvrant la voie 
au démantèlement du bidonville où se trouvent des milliers de 
migrants qui espèrent gagner l'Angleterre.  
    Le démantèlement a commencé lundi matin dans le calme avant 
de dégénérer dans l'après-midi et dans la soirée.  
    Les opérations ont donné lieu à des jets de pierres de la 
part de migrants et de militants et des tirs de gaz lacrymogènes 
de la part des CRS et des abris de fortune ont été incendiés 
 ID:nL8N1682WU . 
    Onze policiers ont été légèrement blessés dans ces heurts et 
"trois auteurs de ces violences inacceptables" ont été 
interpellés, selon le ministre de l'Intérieur qui appelle 
"chacun au calme et à la raison." Trois militants ont été 
interpellés et devront "répondre de leurs actes". 
    "La situation migratoire à Calais appelle la responsabilité 
de chacun et l'union de tous ceux, pouvoirs publics et 
associations, qui œuvrent pour des solutions durables et 
humaines", indique-t-il.  
    En fin de journée lundi, 5.000 mètres carrés de la zone 
avaient été évacués et 43 départs de migrants vers des centres 
d'accueil (Hérault et Gironde) avaient été constatés.  
    Les opérations ont repris mardi matin vers 08h30 dans un 
climat plus apaisé, selon une source humanitaire présente sur 
place, même si deux migrants "en colère" ont, selon la 
préfecture, été interpellés. 
    Les associations opposées à l'évacuation estiment que 
l'opération a été décidée sans proposer des solutions 
alternatives suffisantes. 
    Elles soulignent notamment que le nombre de migrants 
concernés par l'évacuation, de l'ordre d'un millier selon 
l'Etat, est en réalité plus de trois fois plus élevé. 
    La préfecture du Pas-de-Calais a assuré qu'une solution 
serait apportée à chaque migrant. Un nouveau départ en bus vers 
un centre d'accueil est prévu mardi après midi, a-t-on indiqué 
de même source.  
 
 (Marine Pennetier, avec Pierre Savary à Lille et Reuters TV à 
Calais, édité par Yves Clarisse) 
 
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