Le délicat retour à la normale de la politique monétaire américaine

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La présidente de la Fed, Janet Yellen, est l'une des femmes les plus puissantes au monde.
La présidente de la Fed, Janet Yellen, est l'une des femmes les plus puissantes au monde.

Décidément, les banquiers centraux font la pluie et le beau temps sur la planète financière. Après Mario Draghi et le lancement des rachats de dette publique européenne par la BCE, c'était au tour de Janet Yellen, la présidente de la banque centrale américaine (Fed), d'être sous le feu des projecteurs mercredi, après la réunion de son comité monétaire. La focalisation est telle que les analystes scrutent le moindre mot - utilisé ou non - dans le traditionnel communiqué sur la politique monétaire ou dans la conférence de presse.

Il faut dire que la politique monétaire américaine est à un nouveau tournant. L'heure fatidique d'une remontée des taux d'intérêt va bientôt sonner. La finance, dopée à l'argent facile et à des taux anormalement bas, va donc devoir réapprendre à vivre sans sa dose d'argent presque gratuit, dont elle a profité depuis fin 2008 et le déclenchement de la crise financière et la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers.

Fini, la "patience"

Mercredi, tous les investisseurs se demandaient si la Fed allait retirer sa promesse d'être "patiente" avant sa première hausse de taux. Un mot magique qui avait jusque-là convaincu les marchés qu'ils pourraient encore profiter de leur drogue pour encore un bon moment. Janet Yellen l'a fait : le mot "patient" ne figure plus dans le communiqué.

Les banquiers centraux américains ont désormais les mains plus libres pour réaugmenter les taux, une hausse...

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  • ppsoft le jeudi 19 mar 2015 à 17:27

    Et en général le drogué garde des séquelles. Il n'en ressort pas dans le même état que quand il venait d'entrer dans sa dépendance. (en d'autres termes : on ne reviendra pas sur le passé, quoi qu'on fasse désormais, le mal est fait)

  • ppsoft le jeudi 19 mar 2015 à 17:25

    C'est sûr que c'est pas évident de réduire les doses à des accros aux drogues dures. Surtout quand ces doses sont aussi fortes depuis si longtemps. En général, le drogué ne réagit pas très bien...