Le déficit du Qatar n'aura pas d'impact sur le PSG

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Le déficit du Qatar n'aura pas d'impact sur le PSG
Le déficit du Qatar n'aura pas d'impact sur le PSG

Un coup de froid dans le désert. Pour la première fois depuis quinze ans, le Qatar va terminer l'année 2016 en déficit : un trou de 11 Mds€ qui représente environ 5 % de son PIB. Ces pertes liées à la baisse des cours du pétrole (sur lesquels est indexé le prix du gaz) contraignent l'émirat à serrer les finances. L'émir, le cheikh Tamim al-Thani, a même appelé ses concitoyens à « éviter les dépenses extravagantes et le gaspillage ». Quid du PSG, qui bénéficie des généreux fonds qatariens depuis le rachat du club en 2011 ?

 

L'investissement du petit Etat gazier s'élève entre 200 et 210 M€ chaque année, par le biais de contrats de sponsoring entre le PSG et la Qatar Tourism Authority, l'Aspetar, Ooredoo et la Qatar National Bank. Le plus lucratif, avec QTA (Qatar tourism authority), vient d'être renouvelé jusqu'en 2019. Il assure cette saison une rente de près de 150 M€ au club, sur un budget de 540 M€. Les difficultés financières de l'émirat ne font trembler personne du côté du PSG, où l'on souligne que les recettes se diversifient et que le club est de moins en moins dépendant de la manne qatarienne. On laisse entendre que la force de frappe est intacte et que le PSG est toujours prêt à casser sa tirelire, dès qu'une réelle occasion se présentera. « Il faut relativiser, le Qatar conserve une marge de manoeuvre financière, estime David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (Ifas). La stratégie adoptée privilégie l'endettement, plutôt que la baisse des investissements, d'après les déclarations de leur ministre des Finances. Le PSG et la Coupe du monde 2022 (organisée par le Qatar) sont des questions de crédibilité et de prestige. »

 

L'émirat de 2 millions d'habitants a effectivement fait du sport un enjeu majeur de son développement. « C'est un axe de puissance, détaille Nabil Ennasri, directeur de l'Observatoire du Qatar. Il y a eu des coupes drastiques ...

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