Le déficit budgétaire se creuse

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LE DÉFICIT DU BUDGET DE L'ÉTAT
LE DÉFICIT DU BUDGET DE L'ÉTAT

PARIS (Reuters) - Le déficit du budget de l'Etat français à fin février s'est creusé à 27,1 milliards d'euros du fait de la conjoncture déprimée qui continue de peser sur les rentrées fiscales, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.

Par comparaison, il s'établissait à 24,2 milliards sur les deux premiers mois de 2012.

Dans un communiqué, le ministère du Budget souligne que cet écart tient cependant pour l'essentiel à la perception, début 2012, de 2,6 milliards d'euros de recettes liée à l'attribution des licences de téléphonie mobile "4G".

Pour le reste, il indique que l'évolution des dépenses, en hausse de 1,3% à 64,4 milliards d'euros sur les deux premiers mois de l'année, "est conforme à la prévision de dépenses de la loi de finances pour 2013".

Elle intègre une baisse de 7,3% de la charge de la dette de l'Etat, à 2,6 milliards, grâce à la faiblesse des taux de refinancement de la France.

Les dépenses de personnel progressent de 0,4% à périmètre constant par rapport à 2012 et le prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne s'élève à 7,2 milliards au 28 février, soit un milliard de plus qu'un an plus tôt.

Dans le même temps, les recettes ont diminué à 44,1 milliards contre 45,4 milliards un an plus tôt, et ce malgré la forte hausse des prélèvements prévue dans la loi de finances 2013.

Les recettes fiscales nettes sont restées stables à périmètre constant, à 43,4 milliards. Les rentrées de TVA accusent un recul de 0,3%, à 24,6 milliards, qui témoigne de l'environnement difficile pour la consommation, et le produit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques a plongé de 18,1%.

Mais l'impôt sur le revenu enregistre pour sa part un bond de 7,6% à 14,3 milliards.

Le gouvernement prévoyait dans la loi de finances 2013 de ramener les déficits publics, dont le déficit budgétaire est la principale composante, à 3% du PIB en fin d'année, un objectif auquel il a renoncé en raison de la faiblesse de la croissance en ce début d'exercice.

Cet objectif reposait sur un déficit budgétaire ramené à 62,3 milliards d'euros à fin 2013 contre 87,2 milliards en 2012. La France est en discussions avec la Commission européenne sur les conditions d'un report de ses objectifs de déficits publics.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a déclaré dimanche que le gouvernement se calerait sur les prévisions macroéconomiques de la Commission, à savoir une croissance économique limitée à 0,1% pour 2013 et 1,2% pour 2014, pour son programme de stabilité qui sera présenté le 17 avril en conseil des ministres.

Yann Le Guernigou, édité par Jean-Baptiste Vey

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  • speedy36 le mardi 9 avr 2013 à 14:29

    c'est pas à des pseudos financiers qui vont faire des commentaires... si la situation était aussi grave qu'on peut lire dans les torchons de forums de boursorama, les agences de notation monteraient au créneau, comme ils l'ont fait, lorsque le gouvernement fillon/sarkozy est arrivé à 150 milliards de déficit en 2010 soit pratiquement 7% du PIB,

  • speedy36 le mardi 9 avr 2013 à 14:28

    la situation budgétaire ne se mesure pas à un mois !!! comme la, faut comparer ce qui est comparable, l'an dernier, en février 2012, avait vendu des fréquences aux opérateurs téléphoniques... or, c'est une opération exceptionnelle, on ne vends pas des fréquences tout les ans et rien que cette somme, explique la différence constatée en 2013

  • speedy36 le mardi 9 avr 2013 à 14:26

    le déficit de 2012 n'est pas supérieur de 15 a 20 milliards, mais seulement d'un milliards à la promesse de Nicolas sarkozy de respecter les 4,5 % du PIB, Bruxelles a recalculé le déficit à 4,8 % en 2012, après réintégration du plan de sauvetage de Dexia, donc une raison extérieure et qui se serait aussi imposé à un probable gouvernement de droite

  • M8743521 le mardi 9 avr 2013 à 13:55

    On est donc parti sur une pente de déficit 2013 supérieur à 2012 ,de l'ordre de 15 à 20 milliards d'euros de plus que prévu! Rajouté au déficit à venir de la sécu( retour partiel au 60 ans,suppression des jours de carences...etc.)l'addition sera salée!

  • janaliz le mardi 9 avr 2013 à 13:12

    La litanie "c'est la faute à Sarko" ne devrait pas tarder à refleurir du côté des han dic apés du ciboulot. Il faut aussi nous expliquer la hausse du pib au 1e trimestre. Je serais curieux de l'explication... J'espère que c'est grâce à un retournement soudain de la conso en mars. Sinon on va déguster en impôts nouveaux. Là ils ont de l'imagination.

  • TL70190 le mardi 9 avr 2013 à 12:59

    ces gouvernements qui ne font que passer et prendre des rentes a vie , et pas responsables , pas coupables , et ils font tourner le manege avec des ermaniements , des comités de réflexion etc ... a quand un loi republicaine qui leur fait payer leurs promesses trompeuses ?

  • chatnour le mardi 9 avr 2013 à 11:50

    @M5441845 : oui, bonne analyse. Déjà, on y verra plus clair dans quelques jours quand la france va présenter ses prévisions de réduction du déficit budgétaire pour parvenir aux fameux 3% en 2014, chiffre que conteste déjà Gilles CARREZ, président de la commission des finances à l'A.N. (ce qui va influencer défavorablement l'U.E.) puisqu'on en est à prévoir actuellement déjà 4 ou 4,1% pour 2013 au lieu des 3,7 "prévus"...Continuons la lutte de la non consommation et des non revenus, ça paye !

  • chatnour le mardi 9 avr 2013 à 11:44

    @M5441845 : oui, bonne analyse. Déjà, on y verra plus clair dans quelques jours quand la fr

  • M3154658 le mardi 9 avr 2013 à 11:36

    C'est cela ... l'économie administrée ... !!!

  • M3154658 le mardi 9 avr 2013 à 11:35

    Ce n'est pas en laissant partir les ENTREPRENEURS que la FRANCE résoudra ses problèmes financiers ... Ah ! Oui j’oubliais que les Chercheurs du CNRS allaitent se lancer dans des entreprises juteuses ... A mourir de rire ! elle est bonne la confiture du CNRS !

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