Le déficit 2015 de la Sécurité sociale s'établit à 6,8 milliards

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LE DÉFICIT DE LA SÉCU S'EST ÉTABLI À 6,8 MILLIARDS D'EUROS EN 2015
LE DÉFICIT DE LA SÉCU S'EST ÉTABLI À 6,8 MILLIARDS D'EUROS EN 2015

PARIS (Reuters) - Le déficit du régime général de la Sécurité sociale s'est établi à 6,8 milliards d'euros en 2015, soit une amélioration de 2,8 milliards d'euros par rapport à 2014, a annoncé mercredi le gouvernement.

La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2016, promulguée en décembre dernier, tablait sur un déficit de neuf milliards pour le régime général, toutes branches confondues, après le déficit de 9,7 milliards d'euros enregistré en 2014.

Le déficit de l'assurance maladie a enregistré un deuxième recul annuel consécutif et s'est élevé à 5,8 milliards d'euros (6,5 milliards en 2014), contre 7,5 milliards prévus dans la LFSS, indiquent les ministères des Finances, de la Santé et le secrétariat d'Etat au Budget dans un communiqué.

Le déficit de l'assurance vieillesse (la branche retraites) a atteint 300 millions d'euros, contre 600 millions anticipés en décembre. Il "se situe désormais à un niveau très proche de l’équilibre, pour la première fois depuis 2004", est-il précisé.

Celui de la branche famille s'est élevé à 1,5 milliard d'euros alors que la LFSS attendait -1,6 milliard, retrouvant son meilleur niveau depuis 2008.

La branche accidents du travail et maladies professionnelles a quant à elle affiché un excédent de 700 millions d'euros, à comparer à un chiffre de 600 millions attendus.

Le déficit du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), attendu à 3,8 milliards d'euros, s'est établi à 3,9 milliards d'euros.

En cumulant le solde de ce fonds et celui du régime général, le déficit 2015 s'élève à 10,7 milliards d’euros, contre 12,8 milliards prévus dans la LFSS 2016 et après un total de 13,2 milliards en 2014.

"NOUS TENONS NOS ENGAGEMENTS"

L'objectif du gouvernement est de faire passer ce montant cumulé sous le seuil des dix milliards d'euros cette année, à 9,7 milliards d'euros.

Les dépenses ont affiché une progression de 1% l'an dernier, sous l'effet notamment des réformes des retraites, de l'évolution des allocations familiales et du respect de l'objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam).

"La progression des dépenses d’assurance maladie a ainsi été limitée à 2%, soit le niveau le plus modéré depuis 1998, sans transfert de charges vers les patients et sans renoncer à la démarche d’amélioration de la qualité des soins", est-il indiqué dans le communiqué.

Cette évolution s'explique également par une augmentation des recettes, avec une hausse des cotisations perçues sur fond de reprise des créations d'emplois l'an dernier.

"En 2015, le déficit de la sécurité sociale a été plus faible que prévu. Nous le devons à une maîtrise des dépenses sans précédent, que nous avons su concilier avec la préservation de notre modèle de protection sociale et une amélioration des services rendus aux assurés. Nous tenons nos engagements", déclarent Michel Sapin, Marisol Touraine et Christian Eckert dans ce communiqué.

L'amélioration des comptes de la sécurité sociale est de bon augure pour les chiffres du déficit public 2015, qui seront publiés le 25 mars par l'Insee, puisque la Sécurité sociale représente environ la moitié des dépenses publiques.

Le déficit budgétaire de l'Etat au titre de l'année 2015 s'est déjà révélé meilleur que prévu, à 70,5 milliards d'euros alors que la loi de finances rectificative de fin d'année tablait sur 73,3 milliards.

Michel Sapin a ainsi déjà annoncé au début du mois que sur l'année dernière, le déficit public de la France - qui intègre également les comptes des collectivités locales - serait inférieur à l'objectif de 3,8% du produit intérieur brut (PIB) jusque là escompté par le gouvernement.

(Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

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