Le déficit 2012 de la Lettonie soutient l'espoir vers l'euro

le
5
LA LETTONIE A RAMENÉ SON DÉFICIT PUBLIC À 1,2% DU PIB EN 2012
LA LETTONIE A RAMENÉ SON DÉFICIT PUBLIC À 1,2% DU PIB EN 2012

RIGA (Reuters) - La Lettonie a ramené son déficit public à 1,2% du produit intérieur brut (PIB) l'an dernier, montrent des statistiques officielles publiées vendredi, un chiffre nettement inférieur au plafond fixé par l'Union européenne et qui conforte les espoirs de Riga d'intégrer la zone euro dès l'an prochain.

La Commission européenne doit évaluer la capacité de la Lettonie à adopter la monnaie unique en fonction de différents critères parmi lesquels figurent le niveau du déficit et celui de la dette publique, qui doit être inférieur à 60% du PIB.

Le déficit public letton avait atteint 3,6% du PIB en 2011, dépassant donc la limite de 3% fixée par Bruxelles.

La dette publique, elle, a également diminué l'an dernier, à 40,7% du PIB contre 41,9% en 2011.

"L'évolution des deux indicateurs budgétaires montre que la Lettonie remplit avec confiance les critères de Maastricht, ce qui prouve la capacité du pays à rejoindre la zone euro", a déclaré une porte-parole du ministère des Finances.

La Lettonie a dû mettre en oeuvre l'un des plans d'austérité les plus sévères d'Europe après la crise financière de 2008-2009, qui a fait chuter son PIB de 20%. Le gouvernement a alors imposé des baisses de salaires dans la fonction publique, coupé dans les dépenses et relevé les prélèvements obligatoires.

La décision définitive sur la candidature lettone à la zone euro devrait être prise en juillet par les ministres des Finances de l'Union.

Le Premier ministre letton Valdis Dombrovskis est allé vendredi à l'Elysée chercher le soutien de Paris pour une entrée de Riga dans la zone euro le 1er janvier 2014.

"Si les rapports confirment la qualité, et je n'en doute pas, de l'adhésion de la Lettonie à la zone euro, je soutiens la date de 2014", a déclaré le président François Hollande à l'issue de l'entretien.

La monnaie lettone, le lat, est liée à l'euro depuis l'entrée du pays dans l'UE en 2004.

Aija Braslina, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M9435767 le vendredi 19 avr 2013 à 16:41

    Rentrez dans la zone euros et quelle vous apportent prospérité, croissance, compétivité et emplois pour tous

  • TL70190 le vendredi 19 avr 2013 à 15:28

    pas de soucis c'est garantie par les bons services de Goldman Sach

  • eric22 le vendredi 19 avr 2013 à 15:09

    Feraient mieux de rester hors de l'euro, les malheureux!

  • M9435767 le vendredi 19 avr 2013 à 15:07

    Les états membres demandent plus aux nouveaux entrants qu'à eux mêmes.

  • 22441350 le vendredi 19 avr 2013 à 14:50

    Espérons que les vérifications de Bruxelles seront plus diligentes que pour l'entrée de la Grèce et de Chypre , même si l'objectif fédéraliste des fonctionnaires européens les rend douteux dans cet exercice. ll faudrait faire appel à des instances indépendantes du type cabinet d'audit non fournisseur de l'UE.

Partenaires Taux