Le déclin du rendement de l'assurance-vie

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Comme la plupart des placements, l’assurance-vie a perdu une partie de sa rentabilité ces dernières années. Toutefois, cette baisse doit être relativisée. D’autant que l’assurance-vie continue de présenter d’autres avantages que sa rémunération.

Une rentabilité de 4,8% à 2,5%

Le déclin de la rentabilité de l’assurance-vie est évident. Pour la mesurer, ce sont les rendements des fonds euros qui sont utilisés, puisque ce sont les placements les plus sûrs. En 2002, le rendement moyen de ces fonds était de 4,8% par an (avant prélèvements sociaux). En 2014, il était de 2,5%.
Cette baisse drastique a amené nombre d’épargnants à se tourner vers d’autres placements plus rémunérateurs. Certains préfèrent même conserver leur argent à disposition sur leur compte courant. Ainsi, en 2014, la part des contrats en monosupport ne représentait plus qu’un tiers des encours. Il représentait près d’un tiers supplémentaire 10 ans auparavant. Les épargnants cherchant une meilleure rentabilité, ils se sont tournés vers les contrats multisupports, qui ne sont peut-être pas garantis, mais qui se montrent plus rémunérateurs. Pour cela, l’amendement Fourgous, qui transforme un fonds monosupport en multisupports, a permis la modification de 2,3 millions de contrats depuis sa création, en 2005.

L’assurance-vie reste un placement favori

Au-delà de la baisse des fonds en euros, le « déclin » de l’assurance-vie doit être relativisé. Ce placement continue d’être un placement privilégié. Les fonds en euros, même s’ils se sont raréfiés, continuent de représenter 500 milliards d’euros. Les supports en unités de compte, eux aussi en baisse, continuent de proposer un placement intéressant (8,2% en 2013, 4,7% en 2014).
D’ailleurs, l’assurance-vie dans son ensemble reste prisée. En fait, les autres placements proposant eux aussi des taux de plus en plus bas, c’est elle qui reste la plus intéressante. La baisse du livret A, qui est la plus importante (son taux est passé à 0,75% en août 2015. Il était de 4,25% en 1970), provoque la redirection des fonds.
En outre, l’assurance-vie est un support polyvalent. Elle est utilisée pour transmettre un capital, grâce à sa clause bénéficiaire. Son ouverture aux comptes multisupports permet d’adapter sa prise de risques et sa rémunération en fonction de ses envies. Enfin, elle peut servir à se constituer un complément de retraite, grâce à sa sortie en rente viagère.
Trucs et Astuces
Prêtez une attention particulière à l’actualité, et cherchez un moyen de vous constituer des placements de retraite (l’assurance-vie est un bon moyen). En effet, les années à venir pourraient signer la fin de la retraite par répartition. Cela signifierait que désormais, le montant de votre retraite dépendrait uniquement de ce que vous auriez capitalisé pour elle.
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  • gogo119 il y a 10 mois

    Bien au contraire, sans dire qu'il faut acheter dès aujourd'hui, c'est bien au son du canon qui dure qu'il faut investir sur les fonds à risque.. et non le contraire.

  • troteldo il y a 10 mois

    L'Etat voudrait bien orienter cette épargne vers les placements à risque pour financer les entreprises. Avec la chute boursière actuelle, ce serait la catastrophe. Plus rien pour compenser la baisse des futures pensions. Ces dernières seront inférieures de 25 ou 30 % à celles que touchent les retraités d'aujourd'hui et il y aura besoin de prélever sur l'épargne si on en a ...