Le déclin de l'empire toulousain

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Le déclin de l'empire toulousain
Le déclin de l'empire toulousain

Où la chute de la maison rouge et noir s'arrêtera-t-elle ? Après avoir dominé le rugby français pendant plus de vingt ans, Toulouse est rentré dans le rang. Cela fait quatre ans que le Stade n'a plus remporté le moindre titre. Autant dire une éternité à l'échelle d'un club si longtemps habitué à gagner. Il faut d'ailleurs remonter à la période 1989-1993 pour trouver trace d'une si longue absence des palmarès. Il n'a atteint qu'une seule demi-finale du Top 14 (2015) ces trois dernières saisons et a raté le dernier carré européen depuis 2011.

 

Toulouse est-il devenu un club ordinaire, et les fans de la formation la plus titrée de l'Hexagone (19 championnats de France et 4 Coupes d'Europe) doivent-ils s'habituer à la voir lutter en milieu de tableau ? Le Stade toulousain, qui possède toujours le plus gros budget du championnat, semble largué sur le mode de fonctionnement. Alors que les autres écuries se renforcent avec des stars mondiales venues de Nouvelle-Zélande, d'Afrique du Sud ou d'Australie, Toulouse peine à renouveler son effectif et refuse de s'adonner à cette course sans fin à l'armement.

 

« Vingt ans de succès comme ça, c'est inégalé et inégalable, et on verra si les grands argentiers du rugby seront prêts à cracher pendant vingt ans pour avoir des titres », grince l'entraîneur rouge et noir Ugo Mola. Le mode de fonctionnement du Stade est immuable : l'entreprise, présente un peu partout dans la Ville rose, doit générer ses 35 M€ de recettes, en ne comptant sur aucun mécène ou aucune subvention d'envergure.

 

Mais ce modèle est basé sur la réussite sportive et la dynamique qu'elle génère. Or, le manque de résultats, un jeu en déliquescence, la crise économique et quelques événements imprévus (indisponibilité du Stadium) ont fait fuir spectateurs et partenaires, et plombé les comptes du club, qui accuse 1 M€ de déficit depuis deux ans.

 

Le Stade se trouve à un ...

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