Le début d'une nouvelle ère pour Wenger

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Le début d'une nouvelle ère pour Wenger
Le début d'une nouvelle ère pour Wenger

Foi de Gunner, on n'avait jamais vu ça. Samedi, sur la pelouse de Wembley, Arsène Wenger a terminé torse nu à l'issue de la victoire d'Arsenal en FA Cup. Premier trophée depuis neuf ans, le douzième depuis l'arrivée de l'Alsacien en 1996. Une longue disette a donc pris fin pour le manager français à qui l'étiquette de « loser » commençait à coller (un peu trop) parfaitement. Signe de l'importance de ce trophée, les journalistes présents en conférence de presse ont même réservé une salve d'applaudissements à l'ancien Monégasque. Comme pour saluer un travail de longue haleine et surtout une persévérance malgré les critiques. Car depuis 2005, Arsène Wenger est passé au travers de plusieurs tempêtes médiatiques. L'an passé notamment où une fronde des supporters et des petits actionnaires du club a commencé à pointer le bout de son nez. Mais jamais le technicien alsacien ne s'est démonté, jamais il n'a pas baissé la garde ou esquissé le moindre geste de renoncement.

« Si aujourd'hui je joue en un-contre-un avec vous, vous verrez que je vous bats? »

Droit dans ses bottes, et malgré les vents contraires, l'ancien coach du Nagoya Grampus s'est accroché. Une démission ? « Jamais je n'y ai pensé. Pas une seule seconde, avait-il confié il y a un an au plus fort de la tempête. Je ne pense pas que la volonté d'entraîner ait quelque chose à voir avec l'âge. C'est simplement qui vous êtes et si vous êtes motivés par la volonté de gagner et à quel point vous avez cette mentalité de vainqueur. Si aujourd'hui je joue en un-contre-un avec vous, vous verrez que je vous bats. Et au moins, si je ne vous bats pas, je vais vouloir vous battre. Cela ne changera jamais tant que je pourrai bouger. » Aujourd'hui, Arsène Wenger bouge toujours. Et ce trophée est peut-être le début d'une nouvelle histoire, d'une nouvelle ère. Celle d'un Arsenal ambitieux, capable de remporter des trophées chaque saison, et surtout de rivaliser avec Manchester City, Liverpool ou Chelsea en Premier League. Cette saison a d'ailleurs montré les prémices d'un renouveau. On ne rappellera jamais assez la domination des Londoniens pendant une bonne partie de la saison (de la 5eme à la 17eme, puis de la 18eme à la 23eme).

Une statue et une prolongation

Une chose est aujourd'hui certaine. Arsène Wenger sera encore sur le banc d'Arsenal la saison prochaine. En fin de contrat cet été, l'Alsacien va bientôt parapher un nouveau bail que le propriétaire américain, Stan Kroenke, devrait s'empresser de lui proposer après ce succès.  Comme pour valider une confiance retrouvée et honorer une longévité incroyable à ce niveau. Premier entraîneur non-britannique de l'histoire d'Arsenal, Arsène Wenger était arrivé dans un relatif anonymat en 1996, avant de rapidement faire l'unanimité par ses méthodes. On se souvient des « Arsène who ? » de la presse britannique à l'annonce de sa nomination. Aujourd'hui, son prénom et son nom sont indissociables d'Arsenal. Et inversement. Il est devenu l'un des Français les plus célèbres d'Angleterre et surtout l'un des rares à avoir l'honneur d'une statue dans la capitale anglaise. Il y a celle du Général de Gaulle à Carlton Gardens, celle de Thierry Henry et la sienne en plein c?ur de l'Emirates Stadium. Le plus anglais des entraîneurs français a posé sa patte mais surtout son c?ur sur Arsenal. Foi de Gunner, on ne reverra plus jamais ça.

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