LE DEBAT. Terrorisme : doit-on s'affranchir de l'Etat de droit ?

le , mis à jour à 10:49
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LE DEBAT. Terrorisme : doit-on s'affranchir de l'Etat de droit ?
LE DEBAT. Terrorisme : doit-on s'affranchir de l'Etat de droit ?

Pour certains, dernier rempart avant l'aliénation de nos libertés ; pour d'autres, seul frein à une lutte enfin efficace contre le terrorisme, l'Etat de droit n'en finit pas de diviser la classe politique. Le président UDI de la Région Normandie, Hervé Morin, et le député Radical de gauche de Charente-Maritime Olivier Falorni exposent leurs arguments.

 

Hervé Morin : « Changeons la Constitution ! »

 

Faut-il modifier notre Etat de droit pour lutter contre le terrorisme ?

HERVÉ MORIN. C'est une évidence. Il n'y a pas plus attentif aux libertés que moi, j'ai enseigné le droit constitutionnel. La Constitution organise la façon dont l'Etat peut exercer la violence avec efficacité, tout en protégeant les libertés fondamentales. Cet équilibre n'est plus en phase avec la réalité que nous vivons. Quand le Conseil constitutionnel et le Conseil d'Etat assurent que la rétention n'est pas possible constitutionnellement, changeons la Constitution ! Le Premier ministre et le président de la République ont martelé que nous étions en guerre. Donnons-nous les moyens de la gagner !

 

N'y a-t-il pas un risque de dérives ?

Le plus grand risque de dérive serait d'aller vers un délitement de la communauté nationale. L'Etat de droit souffrirait alors bien plus. Le placement d'office en matière psychiatrique existe, pourquoi n'est-il pas possible pour les gens considérés comme dangereux ? En Israël, le drame de Saint-Etienne-du-Rouvray n'aurait pas pu se produire. Vu le pedigree de l'auteur, il aurait fait immédiatement l'objet d'une décision de rétention administrative. Décision contre laquelle il existe d'ailleurs des voies de recours en droit.

 

Vous en appelez à un « dispositif d'union nationale », c'est-à-dire ?

Il ne s'agit pas d'un gouvernement national, où tous les partis gouverneraient dans une recomposition politique. Je laisse cette initiative au candidat qualifié le soir du premier tour de la ...

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  • M7360510 il y a 7 mois

    entièrement d'accord avec Morin , le titre de l'article est absurde , il faut adapter le droit à la situation, pas s'en affranchir sinon à quoi sert la représentation nationale ?

  • M3121282 il y a 7 mois

    personne ne se pose la question de changer la constitution à chaque accident de la route et pourtant si l'on faisait le compte des décès......

  • jean-648 il y a 7 mois

    C'est comme en Israël. ils sont habitué là bas.

  • tropfort il y a 7 mois

    Pour l'état de droit : Valls... qui nous invite à nous habituer pour défendre une idéologie qui engraisse sa famille.Pas de problèmes pour lui ; nous pouvons mourir pour sa carrière.