Le débat sur le génocide arménien est souvent un enjeu électoral

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A l'approche d'échéances électorales majeures, PS et UMP ont successivement cherché depuis 2001 à légiférer sur la reconnaissance du massacre de 1915.

«Électoraliste». Le qualificatif revient souvent pour désigner la loi pénalisant la négation du génocide arménien, votée lundi soir au Sénat. Qu'ils soient écologistes, comme la sénatrice Esther Benbassa, socialistes, comme Bertrand Delanoë, centristes, comme François Bayrou, ou soutiens de Nicolas Sarkozy, comme l'ex-ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette, ils s'interrogent sur la portée d'un texte voté à seulement trois mois du premier tour de la présidentielle. Le terme a également été employé le 17 décembre dernier par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, relayé ensuite par la presse turque, qui a accusé Nicolas Sarkozy de vouloir récupérer le vote des 500.000 Français d'origine arménienne.

Force est de constater que ce débat a toujours été cantonné aux quelques mois qui précèdent une échéance électorale. En janvier 2001, à deux mois des élections municipales, l'Assemblée nationale vote ainsi une loi reconnaissant le

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