Le débat relancé sur les aides sociales aux étrangers

le
0
Le débat relancé sur les aides sociales aux étrangers
Le débat relancé sur les aides sociales aux étrangers

C'est une décision qui tranche avec l'image d'une Europe qui serait par essence permissive, voire laxiste en matière de droits des étrangers. De quoi s'agit-il ? La Cour de justice européenne, qui siège à Luxembourg, l'instance suprême pour les pays membres de l'UE, a porté une nette limite à ce qu'on appelle parfois le « tourisme social ». Une expression désignant les pratiques de ressortissants des pays les moins aisés de l'Union partant vivre dans les plus riches (Allemagne, France, Royaume-Uni...). Avec pour seule motivation, souligne la Cour de Luxembourg, non pas de trouver un travail mais la perspective de bénéficier d'aides sociales propres à ces Etats. De fait, le jugement rendu public mardi déboute une plaignante, une Roumaine vivant à Leipzig, en Allemagne, qui s'offusquait de se voir refuser une allocation versée par l'agence locale pour l'emploi. Pour être fondée sur une analyse purement administrative et juridique, cette décision n'en a pas moins un considérable impact politique. A plusieurs niveaux.

Dans les pays concernés au premier chef, un véritable soulagement s'est exprimé. Le Premier ministre britannique, le conservateur David Cameron, sous pression des très nombreux eurosceptiques, a salué sur son compte Twitter une « décision qui relève du bon sens et qui freinera le tourisme social ». Même satisfaction du côté des élus des Länder allemands, qui versent ces fameuses aides, ainsi que dans d'autres capitales prospères comme Bruxelles, Vienne ou La Haye...

Et en France ? Dans notre pays en plein marasme économique, le thème des supposés coûts et des passe-droits dont bénéficieraient les étrangers, de la directive Bolkestein en 2005 à la récente polémique sur les travailleurs détachés, est politiquement ultrasensible. Et souvent prétexte à surenchère, surtout à droite mais parfois aussi à gauche. Hier, d'ailleurs, le FN de Marine Le Pen n'a pas manqué de se féliciter d'une décision ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant