LE DÉBAT. Dépassés, les syndicats ?

le , mis à jour à 12:17
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LE DÉBAT. Dépassés, les syndicats ?
LE DÉBAT. Dépassés, les syndicats ?

Entre les syndicats et les Français, c'est l'amour vache. D'un côté, l'opinion publique leur inflige toutes les avanies : manque de représentativité, inefficacité (selon le sondage Odoxa, pour 72 % des Français, les syndicats défendent mal les intérêts des salariés), politisation contre-productive... Des critiques qui n'ont pas échappé à la classe politique. A droite et au centre, les candidats à la primaire — ainsi que Nicolas Sarkozy, président des Républicains — proposent presque tous de remettre en cause le monopole des organisations syndicales au premier tour des élections professionnelles, voire de réformer la vie sociale sans eux.

Même à gauche, le projet de loi El Khomri tend à les court-circuiter en institutionnalisant, sous certaines conditions, le référendum d'entreprise. Comme les partis politiques, les syndicats — salariés mais aussi patronaux — font les frais de la défiance des Français vis-à-vis de leurs institutions représentatives, en raison surtout de leur inadaptation à l'évolution de l'organisation du travail. Même la direction de la CFDT, qui tente depuis longtemps — comme la CFTC — d'opérer sa révolution réformiste, continue de batailler avec certaines fédérations récalcitrantes. Quant à la CGT, elle sort radicalisée de son congrès d'avril alors que FO se raidit sur la défense des acquis, notamment dans le secteur public.

Pourtant, personne ne va jusqu'à prôner la suppression pure et simple des syndicats. Contrepouvoir indispensable dans un monde où les rapports de force — entre les salariés, les chefs d'entreprise et même l'Etat — restent déterminants. Contrepoids irremplaçable dans une société où le travail se flexibilise et où les travailleurs « indépendants », isolés et éparpillés, ont de plus en plus besoin de syndicats qui défendent leurs droits. A l'heure où des réformes de fond deviennent incontournables — celles des relations du travail mais aussi ...

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  • Castro31 il y a 7 mois

    T'as raison, il faut dissoudre les syndicats, car ainsi, en l'absence de contre-pouvoir, les gens se révolteront enfin sans être contrôlés, et les bourges pourront trembler pour leurs avoirs et même pour leur intégrité physique...

  • M940878 il y a 7 mois

    dissolution immédiate de la CGT pour commencer