Le Danemark abolit la taxe sur les graisses

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Le pays était le premier au monde à taxer tous les produits contenant trop de graisses saturées. La fat-tax est finalement jugée inefficace en termes de santé et dangereuse économiquement. »Un sénateur veut quadrupler les taxes sur l'huile de palme

Un an après avoir mis en place une taxe sur les graisses, le gouvernement danois vient de retourner sa veste. «La fat-tax est l'un des impôts les plus nuisibles que nous ayons mis en place depuis très longtemps», a avoué le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Mette Gjerskov, avant d'annoncer purement et simplement sa suppression, et de renoncer à la création d'une taxe sur le sucre. Cette mesure consistait à surtaxer tous les produits qui contenaient plus de 2,3% d'acides gras - les viandes, le beurre, les crèmes, les huiles, les fromages, etc... Mise en place en octobre 2011, le Danemark était alors le premier pays au monde à déclarer ainsi la guerre aux graisses. Depuis, la Suisse, le Royaume-Uni et l'Allemagne lui ont embrayé le pas.

Un tel changement de fusil d'épaule viendra forcément animer le débat français, où, après les sodas, le Nutella est visé par une taxe. Selon le gouvernement danois, la taxe sur le gras a très lourdement impacté le protefeuille des consommateurs: le prix du beurre ou de l'huile a grimpé de 9% dès la mise en place de la taxe. Les producteurs et distributeurs de produits alimentaires, eux aussi, ont souffert. En plus d'être asphyxiés par les lourdeurs et les coûts administratifs liés à la fat-tax, leurs marges ont fondu alors que les Danois ont soit choisi de se tourner vers des produits bas de gamme pour compenser l'effet prix, soit décidé de se fournir aux frontières, en Allemagne notamment.

Au final, la taxe n'a pas enrayé le fléau de l'obésité. Au contraire, il y a toujours plus de Danois qui atteignent les limites pathologiques du surpoids. Autant dire que le pays, dont l'économie est aussi touchée par la crise, «n'en a pas besoin actuellement», a renchéri le ministre de la Fiscalité Holger Nielsen, dont les propos ont été rapportés par le Wall Street Journal .

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  • birmon le mardi 13 nov 2012 à 15:54

    Voil une dépêche à mettre en lecture à ceux qui nous gouvernent.

  • M8998355 le mardi 13 nov 2012 à 12:58

    Et personne ne remarque que pour une fois on a un gourvernement qui admet avoir fait une erreur et revient sur sa décision ? Il serait bon que nous en prenions de la graine en France.

  • M1945416 le mardi 13 nov 2012 à 11:26

    c'est trop facile de taxé, mais résoudre les problèmes ...

  • lorant21 le mardi 13 nov 2012 à 10:51

    titi18: qui décide des bons et des mauvais produits? big brother?

  • Ross007 le mardi 13 nov 2012 à 10:03

    titi18 devrait faire ministre socialiste. Il y a du grain à moudre avec les populations à risque.

  • dotcom1 le mardi 13 nov 2012 à 09:45

    Les riches et minces ont l'ISF, les pauvres et obèses ont la fat-tax. A chacun son impôt dans notre paradis socialiste!

  • church01 le mardi 13 nov 2012 à 05:43

    pour titi18, si on devait taxer la bêtise, tu sera ruiné mon pauvre titi. Le problème est que ce n'est pas la taxe qui corrigerait mais l'&ducation et toi, tu dois en manquer !

  • titi18 le mardi 13 nov 2012 à 01:30

    Pour qu'une taxe soit plus efficace il faut une franche augmentation de 40 ou 50% et faire baisser la taxe sur les bons produits puis communiquer beaucoup autour des méfaits sur la sante. Pénaliser les obèses à l'accès à l'emploi qui de toute façon au fil des années deviendront moins performants. Pénaliser les obèses par des cotisations mutuelles plus élevées. Moins bien remboursés les obèses par la sécu. En d'autres les culpabiliser.

  • porec le lundi 12 nov 2012 à 21:58

    On donc encore un train de retard!!!!!