Le cyclone Bejisa a fait un mort et 16 blessés à la Réunion

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CYCLONE MEURTRIER À LA RÉUNION
CYCLONE MEURTRIER À LA RÉUNION

SAINT-DENIS-DE-LA-RÉUNION (Reuters) - Une personne a été tuée et seize ont été blessées, dont deux grièvement, lors du passage sur la Réunion de Bejisa, le cyclone le plus violent à avoir frappé l'île depuis 20 ans.

L'alerte rouge a été levée vendredi, Bejisa ayant perdu de son intensité et s'éloignant de la Réunion, mais de nombreux foyers restaient privés d'eau et d'électricité.

La déclaration de catastrophe naturelle sera prise "très rapidement", a annoncé le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, qui doit arriver à la Réunion samedi matin.

Une femme âgée de 86 ans a été retrouvée morte à Piton-Saint-Leu.

"Elle a dû sortir de son domicile dans des conditions qui, pour l'instant, ne sont pas connues", a dit le préfet, Jean-Luc Marx, lors d'un point de presse.

La plupart des blessés l'ont été à la suite d'imprudences, après être sortis de chez eux malgré l'alerte rouge.

La levée de l'alerte permet aux habitants de sortir et à l'activité économique de reprendre mais de nombreux axes routiers sont impraticables.

"Le réseau routier est en train d'être remis en accessibilité, ce qui va permettre aux secours de mieux progresser", a dit la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

Les conditions météorologiques restent mauvaises et les autorités invitent la population à la plus grande prudence.

Les dégâts sont considérables sur le réseau électrique, sur la végétation et les cultures.

Vendredi soir, environ 110.000 foyers étaient privés d'électricité, principalement dans les régions sud et ouest, sur les 350.000 que compte l'île. Plusieurs lignes à très haute tension sont hors service et le rétablissement risque d'être long et difficile, estime EDF.

SOLIDARITÉ

D'autres services publics sont également très affectés.

La moitié des abonnés réunionnais étaient privés d'eau potable vendredi en fin de journée. Plusieurs communes n'avaient plus accès au réseau téléphonique fixe et 30% à 60% des relais de téléphonie mobile restaient hors service, principalement dans l'ouest et le sud de l'île.

Cinquante militaires de la Sécurité civile doivent arriver sur place en même temps que le ministre. Une première section de 50 hommes a atterri à la Réunion vendredi matin. Ces renforts travaillent essentiellement à la remise en état des routes et du réseau électrique.

La desserte aérienne de l'île est fortement perturbée malgré la réouverture de l'aéroport international de Saint-Denis vendredi matin. Le retour à la normale est attendu pour dimanche ou lundi, indique la préfecture.

La Réunion a toutefois échappé aux vents les plus violents situés autour de l'oeil du cyclone, qui est passé au plus près des côtes sud-ouest jeudi en fin d'après-midi.

Des rafales supérieures à 150 km/h ont été mesurées dans de nombreux secteurs, notamment sur les hauteurs de cette île montagneuse.

Des précipitations très importantes se sont abattues en altitude -plus de 800 mm en 24 heures dans la région du piton de la Fournaise- et ont balayé les côtes.

Le ministre de l'Intérieur a assuré que le gouvernement viendrait en aide à ce département de l'océan Indien.

"Le gouvernement assurera la solidarité avec la Réunion", a dit Manuel Valls sur Europe 1.

Bernard Grollier avec Julien Ponthus, édité par Jean-Baptiste Vey

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