Le cyberespionnage entre Etats, pratique courante et incontournable

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Le cyberespionnage entre Etats, pratique courante et incontournable
Le cyberespionnage entre Etats, pratique courante et incontournable

L'espionnage électronique entre Etats, même alliés, à la manière du programme américain Prism, est une pratique courante, soulignent des experts réunis aux Assises de Monaco, et elle est surtout incontournable pour se défendre dans le cyberespace devenu un "milieu" militaire comme les autres. Ces derniers mois, les révélations d'Edward Snowden, ex-consultant de l'Agence de sécurité américaine NSA, ont levé le voile sur Prism, programme américain d'espionnage tous azimuts qui visait plusieurs pays européens, les institutions de l'UE ou encore le système de vidéo-conférence interne de l'ONU.La publication de ces documents a particulièrement ulcéré Bruxelles et Berlin, poussant Barack Obama à promettre "plus de transparence et de garde-fous" dans la surveillance des communications, même s'il a démenti tout abus."Ces révélations ont pointé du doigt un pays, mais il y a de l'espionnage partout. Dans cette affaire, sur le plan technique, il n'y avait rien que ce qu'on avait déjà imaginé", a affirmé Patrick Pailloux, directeur général de l'Agence française de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), lors des Assises de la sécurité de Monaco (2-5 octobre)."La NSA a des moyens financiers énormes donc c'est forcément pour en faire quelque chose. Il y a eu de la naïveté feinte par certains Etats, mais si leurs propres services secrets pouvaient parler...", renchérit Bernard Ourghanlian, directeur Technique et Sécurité de Microsoft France."Si c'est possible dans un pays démocratique comme les Etats-Unis, je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas possible ailleurs!", selon lui.Espionner un autre Etat ou tenter d'entrer dans les infrastructures critiques des entreprises d'un autre pays: cet été, "tout le monde a réalisé qu'on n'était pas dans le monde des Bisounours et qu'on ne se privait pas non plus d'espionner des pays +alliés+", résume Loïc Guezo, ...

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