Le CSA va se pencher sur la téléréalité

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PARIS (Reuters) - Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) va réfléchir à la mise en place d'une signalétique plus restrictive pour les programmes de téléréalité, a déclaré mardi l'un de ses membres.

Le médecin urgentiste chargé de suivre les concurrents de l'émission de téléréalité Koh-Lanta, diffusée par la chaîne TF1, s'est suicidé au Cambodge, où l'un des candidats est mort il y a quelques jours, relançant un débat en France sur ces émissions.

S'exprimant sur Europe 1, Françoise Laborde a déclaré que le CSA avait déjà décidé la semaine dernière, "et ça n'a rien à voir avec les épisodes d'aujourd'hui, de revenir sur ces questions de téléréalité, en se disant qu'on pourrait aller plus loin que ce qu'on a fait l'an dernier".

"Nous avions pris des recommandations sur l'accompagnement psychologique des candidats, le suivi après, le fait que tout le monde peut avoir recours au CSA. Certaines productions nous ont écouté mais nous n'avons pas d'éléments satisfaisants sur le suivi psychologique", a-t-elle ajouté.

De nouvelles mesures pourraient inclure "une nouvelle signalétique. Nous allons y réfléchir", a-t-elle dit, évoquant la possibilité que ces émissions soient déconseillées aux moins de 12 ans, ce qui permettrait leur programmation après 22h00.

Pour cette membre du CSA, les émissions de téléréalité qui ne sont pas des concours de talent présentent "une violence latente qui est dans (leurs) gènes mêmes".

Chine Labbé, édité par Gilles Trequesser

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  • M835627 le mardi 2 avr 2013 à 13:04

    Qu'on la supprime tout simplement, c'est de la daube, débilitante et uniquement destinée à exciter les plus bas instincts des téléspectateur.