Le CSA convoque radios et télévisions après les attentats

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RADIOS ET CHAÎNES DE TÉLÉVISION CONVOQUÉES PAR LE CSA
RADIOS ET CHAÎNES DE TÉLÉVISION CONVOQUÉES PAR LE CSA

PARIS (Reuters) - Les chaînes de télévision et les radios ont été convoquées à une réunion sur leur traitement des attentats de la semaine dernière et de leurs suites, critiqué notamment par les familles d'otages, annonce lundi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

"Le Conseil a décidé de convier les télévisions et les radios assurant une fonction d'information à une réflexion commune sur les questions et les difficultés qui ont pu être soulevées par l'accomplissement de leur mission", dit le CSA dans un communiqué.

Lors de la traque des suspects de l'attentat contre Charlie Hebdo et du meurtre d'une policière près de Paris, puis durant les prises d'otages conclues par deux assauts simultanés, les médias avaient été appelés à la prudence et à ne pas donner d'informations susceptibles d'être utiles aux suspects.

Vendredi, l'épouse d'un otage de la supérette casher à Paris a critiqué en direct BFM TV, filiale de NextRadioTV, accusant la chaîne d'information en continu d'avoir dit à l'antenne que des personnes étaient cachées dans une chambre froide au sous-sol.

La chaîne a en outre diffusé après les assauts des conversations avec les auteurs des attentats, enregistrées dans la journée, ce qui lui a valu de violentes critiques, sur les réseaux sociaux notamment.

De source gouvernementale, on souligne que les contacts entre la presse et les malfaiteurs avaient "gêné" l'action des forces de l'ordre.

Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFM TV, s'est défendu lundi sur France Inter en expliquant que le journaliste ayant donné cette information avait eu "l'assurance" du Raid de ne pas mettre les otages en danger en le disant à l'antenne.

Quant aux conversations, il a estimé que la chaîne avait eu un réflexe citoyen plutôt que journalistique. "Dès 10 heures du matin, j'ai eu les plus hautes autorités de l'Etat (...) on leur a transmis le verbatim" de la discussion avec Chérif Kouachi, l'un des frères auteur de la tuerie de Charlie Hebdo, a-t-il dit.

"Nous avons expurgé 80% de ces entretiens, de tout ce qui relevait de la propagande (...) et nous avons conservé uniquement ce qui relevait de l'information", a-t-il ajouté.

(Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • buffels1 le lundi 12 jan 2015 à 13:52

    tien bourso n a pas censure ce reportage etonnant