Le crowdfunding immobilier

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Le crowdfunding, ou financement participatif, consiste à financer un projet en faisant appel aux capacités de financement des individus plutôt qu’à des sociétés ou des banques. Les demandes de financement sont réalisées via des plateformes en ligne. Jusqu’alors, les demandes de financement concernaient souvent des start-up ou des associations. À présent, des plateformes spécialisées proposent aux particuliers d’investir dans des projets immobiliers. Les promoteurs obtiennent de cette manière l’apport que leur demandent les banques, et conservent leurs fonds pour des développements futurs.

Le crowdfunding se développe particulièrement dans l'immobilier
Le crowdfunding se développe particulièrement dans l'immobilier

Pourquoi investir via le crowdfunding immobilier ?

- Le rendement annuel est de 7% à 15% annuel avant impôts.
- Le montant de l’investissement : le montant minimal de l’investissement varie de 500 à 2000 € selon les plateformes.
- Un horizon de l’investissement court : de 12 à 36 mois.
- Pas de frais d’entrée, ni de frais de gestion, contrairement à une assurance-vie (frais d’entrée, de gestion, de versement) ou à un investissement immobilier classique (frais de notaire, d’agence). C’est la société qui lève les fonds qui rémunère la plateforme intermédiaire.

Les risques

- Le financement participatif immobilier comporte tous les risques de l’achat immobilier d’investissement : explosion des coûts de réalisation, absence de locataires, lots qui ne se vendent pas…
- La totalité de la mise peut être perdue.
- Le crowdfunding n’entre dans aucun dispositif de défiscalisation. Le bénéfice réalisé est donc imposé au titre des revenus du capital : 15,5% de cotisations sociales, puis impôt sur le revenu.

Quelques conseils

  • Choisissez une plateforme qui a été lancée depuis quelques temps et qui présente des projets déjà financés et dont le capital a été récupéré par les investisseurs.
  • S’assurer que la plateforme possède le statut de conseiller en investissement participatif (CIP) délivré par l'AMF (Autorité des Marchés Financiers).
  • Attention aux prises de participation en SCI (Société Civile Immobilière) : les associés sont responsables de leurs dettes, en proportion de leur apport, donc potentiellement au-delà de l’investissement initial. Via une SAS (Société par Actions Simplifiée), l’investisseur ne peut perdre que sa mise initiale en cas de faillite.
  • S’informer de la manière dont la plateforme sélectionne les projets.
  • Se renseigner sur le promoteur.

Trucs et astuces

Si avez un capital important à investir, mieux vaut s’orienter dans un projet classique.
Comme pour tout investissement, veillez à ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier : investissez dans le crowdfunding immobilier tout en regardant aussi du côté des start-up et autres projets.
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