Le crime organisé a rapporté 10,5 millions d'euros à l'État en 2014

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L'Agrasc, l'agence qui saisit, fait fructifier et vend les biens des gangsters, a notamment mis la main sur des bateaux, voitures de luxe, montres haut de gamme...

Le crime organisé profite à l'État! L'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (l'Agrasc), qui plume les voyous, a saisi puis revendu pour 10,5 millions de biens en 2014, selon le rapport annuel de cette agence consulté par Le Parisien-Aujourd'hui en France .

Pilotée à la fois par le ministère de la Justice et par celui des Finances, cette agence créée par la loi du 9 juillet 2010 a récupéré 87.278 biens (dans 45.280 affaires) l'an passé. Parmi tous ces objets de valeurs figurent «des contrats d'assurance vie, 16 bateaux, 247 montres et bijoux, 1 707 comptes bancaires, 689 biens immobiliers, 653 véhicules, 10 œuvres d'art…», souligne le quotidien. Le prix de vente de certaines montres a dépassé 10.000 euros, suite à une affaire de corruption sur l'Île de la Réunion par exemple. Côté voitures, l'agence a vendu des Bentley, Porsche, Ferrari Enzo, Aston Martin V8 Vantage et aussi une Peugeot 607. Au total, le montant des biens détenus par l'agence est évalué à 620 millions d'euros.

Des saisies qui rapportent de plus en plus

L'Agrasc a le monopole de la gestion des saisies effectuées dans les 35 cours d'appels en France. Elle a donc la main sur cette manne financière qui lui permet de s'autofinancer et de renflouer les caisses de l'État. Grâce à l'évolution de la procédure pénale, les magistrats, policiers, douaniers et agents du fisc peuvent bloquer toutes les autres actions engagées, parfois par les suspects eux-mêmes, et décider de vendre les biens aux enchères avant même que les affaires soient jugées. Mais tous les biens saisis ne terminent pas pour autant dans les caisses de l'État. Car si les suspects sont finalement acquittés, ils récupèrent leurs biens ou le produit de la vente si l'agence a déjà procédé à la cession.

Les biens saisis par cette jeune agence rapportent néanmoins chaque année davantage à l'État: La première année, en 2010, le montant avait atteint 739.620 euros. Il a grimpé à 5,6 millions en 2012, puis à 7,7 millions en 2013 et donc 10,5 millions en 2014. Michel Sapin estime que la contribution au budget de l'État de cette agence devrait être de 15 millions en 2015.

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