Le crédit au secteur privé accentue son recul dans la zone euro

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ACCENTUATION DE LA BAISSE DU CRÉDIT AU SECTEUR PRIVÉ EN NOVEMBRE DANS LA ZONE EURO
ACCENTUATION DE LA BAISSE DU CRÉDIT AU SECTEUR PRIVÉ EN NOVEMBRE DANS LA ZONE EURO

BRUXELLES (Reuters) - Le crédit au secteur privé en zone euro s'est contracté en novembre à un rythme sans précédent depuis la création de la monnaie unique, renforçant la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour qu'elle fasse davantage afin de raviver l'économie de la région.

La BCE a réduit ses taux à un niveau historiquement bas tout en injectant massivement des liquidités dans le système bancaire et en annonçant un programme de rachat illimité de dettes souveraines, qu'elle n'a pour l'heure pas mis en oeuvre.

Ces mesures peinent toutefois à atteindre convenablement l'ensemble des rouages de l'économie de la zone euro.

Si la croissance de la masse monétaire M3 de la zone euro a légèrement accéléré en novembre, à 1,5% sur un an après 1,4% le mois précédent, la baisse des crédits accordés au secteur privé s'est accentuée à 2,3% en rythme annuel, montrent les statistiques publiées vendredi par la BCE.

Les analystes et économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 1,5% de M3 et un repli du crédit au secteur privé limité à 2,1%.

En moyenne mobile sur trois mois, la masse monétaire M3 affiche une hausse de 1,7% par rapport à la période correspondante de 2012, alors que la BCE s'est fixé pour plafond un chiffre de 4,5%.

"Ce qui est très inquiétant, c'est qu'il n'y a aucun signe de retournement de tendance dans le crédit des banques aux entreprises de la zone euro, ce qui augmente la pression exercée sur la BCE pour qu'elle agisse", souligne Howard Archer, économiste en chef pour l'Europe de IHS Economics.

"Les banques pensent sans doute que la situation économique et les perspectives de nombreux pays de la zone euro alimentent les risques de crédit, en dépit de la modeste amélioration de la croissance depuis le deuxième trimestre."

La revue de la qualité des actifs des banques que la BCE va entreprendre ne pousse pas les établissements à la prise de risque, les incitant au contraire à alléger leurs portefeuilles de prêts.

Il est peu probable que la BCE prenne de nouvelles initiatives lors de la première réunion de l'année de son conseil des gouverneurs la semaine prochaine, son président Mario Draghi ayant dit cette semaine qu'il n'y a avait pas besoin d'une action immédiate.

Service économique, édité par Marc Joanny

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  • j-c-roy le vendredi 3 jan 2014 à 17:17

    Comprenez-vous le pourquoi du PEA/PME !!Aux petits épargnants de prendre des risques, y'a rien à gratter pour les banques qui ne pensent qu'à spéculer sur des produits .... dérivés. Elle est où la dérive ?